L'euthanasie : Une idéologie incohérente
1ère incohérence : L'exécuteur
Voulons-nous faire du médecin, destiné à soigner et à œuvrer pour la vie, un tueur, au mieux un bourreau c'est-à-dire un tueur appliquant la peine de mort prononcée à l'encontre de criminels ? Voulons-nous qu 'une infirmière ou un médecin femme symbole même de la vie, devienne un tueur -à gage !- ou un bourreau ?
Oui, parce que la peine de mort (abolie par humanité) ne supprimait que les coupables,contrairement à l’euthanasie qui, elle au moins, ne supprime que les innocents.
2ème incohérence : L'acte
L’euthanasie n’est donc pas autre chose qu’une peine de mort infligée par des lois anonymes (ou par notre égoïsme coupable) à des êtres fragilisés par notre indifférence et n’ayant commis d’autre crime que de coûter à la Sécu.
3ème incohérence : Le sujet
Ces lois sont votées en notre nom à nous tous (!) - contre nos proches, et plus tard contre nous-même, lois qui concernent tout le monde et chacun mais dont personne ne connaît le fond tant il est vrai que, à force de glissements de sens, tous les mots peuvent signifier une chose et son contraire. Aide médicalisée à la mort – vous dit-on, et qui n'en voudrait pas ? En fait, c'est votre assassinat. On vous donne le droit de dormir avant de mourir ? C'est votre manipulation en vue de votre mise à mort avec une longue agonie comportant un « dormir » sans plus jamais vous réveiller, avec des cauchemars jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mourir dans la dignité ? Ce n'est autre que la coupure des liens les plus intimes à vos proches.
4ème incohérence : Pour se sécuriser, on coupe la branche sur laquelle on est assis !
Le fait d’utiliser des soignants, et en particulier des médecins, pour des actes contraires à leur profession (profession prise dans tous les sens, y compris le plus noble de ce terme), cela entraine la disparition des derniers lieux de confidence et des derniers liens de confiance.
5ème incohérence : Confusion des lieux de vie et de mort
Le malade devrait plutôt savoir qu’il peut exister, si la société le souhaite et le vote, des lieux de 'mort sur demande' qu’il lui serait loisible de choisir lorsqu’il opterait pour cesser de vivre (cf Exit en Suisse où, parallèlement, l'euthanasie médicalisée est interdite).
Et c'est normal. De même, en effet, que ce n’est pas le médecin qui va choisir pour le malade son conjoint, son lieu d’habitation, son lieu de travail, son coiffeur, ses lieux de vacances, ou encore sa garde-robe ou sa voiture, il en va de même pour sa mort. Il s‘adresse pour mourir à qui il veut, quand il veut, après en avoir parlé à qui il souhaite. Pourquoi le médecin serait-il plus qualifié pour cela que, par exemple, les Pompes Funèbres ! La mort, après tout, fait la jonction entre la vie et le cimetière. Si la médecine n’est pas toujours concernée par nos morts (après tout, tout le monde ne meurt pas de maladie et dans ce cas-là, le médecin n’est appelé que pour constater qu’il ne peut plus rien pour ramener le cadavre à la vie), les Pompes Funèbres, elles, sont toujours concernées. Pourquoi ne feraient-ils pas fonctionner les maisons de l’Exitus ? Pourquoi faut-il vous acharner sur les médecins pour qui tuer, vous tuer, est exactement le contraire de la finalité de leur profession ?
Votre liberté, cher malade, s’arrête là où commence celle de cet autre être humain, le médecin, qui a choisi d’être soignant et non pas bourreau.
Maintenant, si la société veut «la mort en coma pour tous», libre à elle d’instituer des métiers et des lieux pour exécuter ses ordres.
Car tuer ne relève pas plus du médecin que de l’instituteur, l’avocat, la famille ou le prêtre. Il est vrai que tous ces lieux de confiance ont déjà été détruits par notre manie de saper tous les endroits de sécurité et de refuge pour l’humanité de l’homme. Il restait encore à détruire le dernier lieu de confiance : le médecin.
Source : Veillez !
Affichage des articles dont le libellé est sédation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sédation. Afficher tous les articles
mardi 3 juin 2014
mercredi 28 mai 2014
Vincent Lambert : l'épreuve d'humanité
Va-t-on tuer Vincent Lambert ?
Au fait, pourquoi vouloir tuer Vincent ?
Au nom de quelle fausse pitié ? puisqu'on dit qu'il est inconscient et qu'il ne souffre plus...
Alors dites que vous voulez tuer un homme sans défense parce qu'il "coûte"...
Mais que coûte-t-il dans un pays où la nourriture est jetée chaque jour ?
Que coûte-t-il dans un pays où le plus petit bobo est pris en charge pour tous ? dans un pays où l'avortement (autre tuerie, soyons clairs et vrais !) est remboursé et la contraception (protection contre la Vie, soyons honnêtes, par égoïsme !) l'est aussi !
Soyons vrais et voyons en face notre inhumanité qui nous place en dessous de l'animal : nous payons pour tuer l'embryon, le bébé, les vieux, les fragiles, les handicapés, les incurables, même s'il ne souffrent pas !
Comment osons-nous encore nous regarder dans la glace sans nous cracher dessus si nous laissons à l'Etat le soin de débattre du meurtre dans la "sédation" (donc dans des cauchemars!), sans apport même d'un peu d'eau, un homme qui n'a rien fait à personne et dont la seule "faute" est d'être dans un "état végétatif" !
Mais enfin ! si ses parents voulaient garder une plante verte parce que cela leur plaît, faudrait-il que le Conseil d'Etat dépêche des experts pour décider ensuite que ce n'est pas possible - ou que c'est possible ?
Or, ce n'est pas une plante verte, c'est leur fils : qu'a-t-il fait pour être condamné à mort ?
Qu'a-t-il fait pour que cette maudite loi Leonetti, d'une inhumanité rare, lui soit appliquée ?
Il n'est ni dans une souffrance intolérable (physique ou psychique puisque sans conscience d'après les experts) ni en fin de vie !
Faut-il donc satisfaire à des critères spéciaux pour avoir le droit de vivre jusqu'à sa belle mort naturelle ?
Corps et âme, nous le sommes, certes, mais il y a aussi l'esprit qui échappe au fonctionnement du cerveau.
Notre monde s'ouvre aux différents spiritualismes. Alors, quand il s'agit de la vie et de la mort d'un de nos semblables, allons-nous cautionner le matérialisme et ré-instaurer le règne de la seule quantité ?
Mesurer la dignité humaine à la capacité d'échange visible, perceptible, quantifiable par nos pauvres appareils, c'est méconnaître l'esprit et tout ce qui va au-delà de la pure matière.
Un monde où l'être aimé est d'office ravi à l'affection des siens, pour la seule raison qu'il est handicapé, ce monde là n'est plus la terre des hommes.
L'humanité alors aura échoué à l'épreuve qui lui est proposée pour accéder à un niveau supérieur.
En tous cas supérieur à sa déchéance post-barbare.
La terre alors deviendra l'enfer.
Par manque d'Amour.
mardi 27 mai 2014
Le Pape François : non à la culture de rejet

Eh oui, notre société fait couler pas mal d'encre.
Pour imaginer s'en sortir, on tue et on propose de tuer, mourir, avorter, contracepter, euthanasier, sédater, tout cela pour quoi ?
Pour vivre comme des bêtes - oh, pardon : je ne veux surtout pas injurier les animaux qui vivent bien plus honnêtement que bien des hommes.
On en arrive à faire faire des choix à soulever le coeur : entre vacances (vacuité !) et grossesse, entre voiture et bébé, entre argent, encore de l'argent, toujours de l'argent et la vie ! Mais qui a jamais pris avec lui son fric dans la tombe ?
Alors pourquoi préférer tuer le vieux plutôt que de s'en occuper et recevoir l'inestimable valeur de sa sagesse, de son expérience irremplaçable, de son sourire, de son regard, de sa main qui serre la nôtre ?
La transmission... mais savons-nous encore recevoir et donner ?
Transmettre ce que nous avons eu soif de recevoir et que nous aurons reçu avec gratitude de nos aînés...
Faut relire le Petit Prince, il est toujours actuel, plus que jamais.
Découvrir, lire, relire, entendre, la voix de la merveilleuse petite fille : Jade !
Enfin, ce soir méditons un peu ces appels répétés du Pape François en faveur d'une vie humaine :
"Un système économique digne doit remettre l'homme au centre...
tandis que le système actuel provoque des rejets...
Les personnes âgées sont écartées, ainsi que les jeunes générations.
Ce qui explique la chute des naissances en Europe...
Cette culture de rejet est très grave.
Notre système économique est inhumain."
VIS 27 05 2014
Inscription à :
Articles (Atom)
