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mercredi 30 juillet 2014

L'euthanasie donne-t-elle une plus grande liberté ?

Question :
L’euthanasie ne permet-elle pas une plus grande liberté ? On meurt quand on veut comme on veut... Dans la dignité.

Réponse:
Ne confondons surtout pas liberté et dignité. La dignité est bien autre chose, elle vient de la manière de faire face à la vie jusqu’au bout et jusqu'à atteindre sa Fin.

La liberté de mourir « quand je veux et comme je veux » est tout sauf digne ! C’est la fuite égoïste. Nous avons vu que cela peut aller jusqu'à l’exclusion même de sa famille, de ses proches. L'euthanasie peut se présenter alors comme une manière sectaire de se suicider. Peut-être par manque de courage d’assumer tout seul un acte plutôt indigne, on préfère passer par un tiers.

Et quel tiers ! Le médecin devient à la fois juge et bourreau. Ce qui n'existe dans aucune démocratie. Ce qui est propre du déni de justice. L’accusateur pour crime d'inutilité, c’est l’Etat. Le juge, c’est l’Etat et l’exécuteur, le bourreau, c’est encore l'Etat par ses lois. Mais en réalité toutes ces fonctions cumulées, l'Etat les délègue au médecin - qui se sait devenir ipso facto un « médecin maudit » !

L’accusateur, c'est aussi, finalement, par une sorte d'auto-censure, le malade manipulé qui s'auto accuse. Là le médecin est à la fois procureur juge et exécuteur/bourreau. Il n'y a pas d'avocat de la défense.

Et vous appelez cela liberté et justice ?

N'importe qui, une famille par exemple, qui a besoin de la place, de l'air, de l'héritage, peut pousser à bout la victime qui alors va trouver un médecin qui ne pourra pas plus refuser qu'il ne peut refuser l'avortement ; la boucle est bouclée.

ATTEINTE GRAVE à la liberté :

a) du médecin et des soignants

Tout cela, avec pas mal de lâcheté à la clé et, surtout, avec l’atteinte à la liberté d’autrui. En l’occurrence à celle du médecin à qui la loi demande de faire ce qui est le contraire de son métier, ce qu’il n’a pas choisi : devenir un antimédecin. Cela crée ce qu'on appelle en psychiatrie la double contrainte : s'il tue, sa conscience le lui reproche, s'il ne tue pas, on le lui reproche. Au lieu de soigner, il doit faire de la politique familiale et jouer au poker.

On ne peut pas être à la fois l’été et l’hiver, à la fois le jour et la nuit. On ne peut pas servir à la fois la vie et la mort.

La liberté du médecin est malmenée par la loi, par la pression de la société, par le fait qu’il est souvent un employé de l'Etat, par le fait qu’il a sa famille à nourrir et qu’il peut perdre son emploi s’il refuse de devenir l’antimédecin, le médecin maudit des nazis, celui qui est l’ange de la mort, celui qui DONNE LA MORT.

Certes, le médecin doit s’incliner quand la mort vient, il doit tout faire pour permettre à la personne humaine de se préparer dignement, c’est-à-dire et dans son corps, et dans son âme, et dans son coeur, et dans son esprit à ce moment culminant de sa vie où elle va s’achever sur cette terre.

«Jamais je ne procurerai la mort... que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mon serment et que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque» - a-t-il proclamé le jour de son doctorat.

b) à la liberté du malade, du vieillard, de l’handicapé

Comment vous étonner que des demandes affluent quand une si grave pression psychologique s’exerce continuellement sur les êtres les plus fragiles de la société ? Une véritable manipulation mentale digne de la dernière des sectes !

Le malade, on le tue sans le toucher, avec les mains propres, en le poussant à demander lui-même la mort. Le voilà, le crime parfait. Et le crime parfait contre l’humanité toute entière. Le malade, on le rend déprimé, eux les «finissant de vie » qui doivent « se dépêcher de mourir » ! Le voici, l'endoctrinement le plus odieux, le plus sectaire - aussi contre les plus jeunes afin qu’ils n’envisagent même pas la possibilité du « mourir chez soi » de leurs parents, encore moins un congé de filialité comme il y a le congé de maternité.

On leur parle sans cesse de la « crise », du « trou de la sécurité sociale », du coût minimal de l'euthanasie ou du coût exorbitant d'une journée en réa, ou simplement dans un service de long séjour, de « la crise économique », de la surcharge « des jeunes générations », on les pousse à abandonner leurs vieux parents dans des mouroirs - pardon : des ghettos pour vieux, je veux dire des « maisons de retraites » - pour eux cela revient au même. Ils l’acceptent COMME UNE FATALITE. Et ils seront poussés à demander, donc ils demanderont - ou on demandera pour eux - l’euthanasie ou le suicide assisté.

Aussi librement qu’était libre le suicide collectif de la secte l’OTS (Ordre du Temple Solaire).

Mes relations interprofessionnelles et internationales me permettent de vous affirmer que cette « agonie spirituelle » de l’Occident qui cultive son auto-destuction le fait regarder avec étonnement par d’autres civilisations, plus réalistes et plus nobles parce que respectueuses de la personne humaine. Dans toutes ses dimensions.

L’Occident apostat qui enivre de ses débauches les autres pays et civilisations qu’il approche de par sa puissance économique relative, mérite bien que lui soit appliqué cette parole de Dieu dans l’Apocalypse : «elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, l’immense cité qui a abreuvé de sa prostitution (donc de son idolâtrie) toutes les nations de la terre».

La sécurité sociale, mieux vaudrait qu’elle disparaisse plutôt qu’elle ne se dévoie de son intention première jusqu’à servir d’idole à qui l’homme sacrifie ceux que cette « sécu » devrait servir en premier : les malades et les faibles.

c) à la liberté religieuse

Parce qu'il y a aussi une dimension religieuse dans l'homme. Et cette dimension-là est gravement violentée par ces lois iniques.

Civilisation de mort, tu hais les croyants et tu as bien raison car ils sont tes pires ennemis !
Oui car «je les exterminerai par l’épée qui sort de ma bouche», c’est-à-dire la Parole de Dieu.
Tes lois iniques poussent les hommes au péché.
Tu désespères malades et médecin que tu prives l'un et l'autre de leur liberté.
Tu fais suicidaires les uns, assassins les autres.
Et à tous, tu voles la préparation à la mort : ce sommet de la vie appelé à déboucher à la rencontre béatifiante avec le Dieu-Amour, seul Sauveur de l'homme.
De tous les hommes.
De chaque homme.

mercredi 2 juillet 2014

Jusqu'à la Fin...









Et si nous acception de vivre jusqu'à la Fin ?

Euthanasie... Suicide assisté... mort...  On  n'a plus que cela à la bouche...

Mais, combien de chef d'oeuvres ne seraient jamais nés dans ces conditions ?

Pourquoi nous priver de la sagesse des vieux, de la beauté de leur regard, de la force de leur témoignage ?

Remarquez : de la douleur intolérable et incurable, on est passé à "toute personne en fin de vie", puis à "malades incurables", "pauci-relationnelles", polypathologiques... dépendantes... en souffrance psychique... et la boucle est bouclée, car être abandonné, rejeté, méprisé, engendre bien souvent une souffrance psychique qui alors justifierait l'euthanasie plutôt que la présence aimante qui serait tellement plus humaine...

Ah, il et loin, le temps où la mort était un évènement. Préparé, entouré, vécu. Pour soi et par soi, mais aussi pour et par l'entourage, les proches. Comme l'aboutissement de toute la vie tel le fruit qui est celui du bourgeon...

Alors, ayons le courage, l'honnêteté de nous poser une question préalable à toute discussion de lois.

Avons-nous encore le courage, le coeur, la dignité - donnée à l'autre par le regard sur lui, et reçue, aussi, par son regard sur nous - d'accompagner la vie jusqu'au bout ? Jusqu'à son terme naturel ?
Sans chercher comme des pleutres à escamoter la mort de l'autre, par peur d'y pressentir la nôtre ?
Ni à la manière japonaise envisageant un âge limite pour les soins, ni en utilisant l'art de guérir pour donner la mort !

Quelle confiance ferions-nous dès lors aux médecins ?  Quand ils s'approcheront de nous, comment saurons-nous si c'est pour nous soigner ou pour la mort ?

Si vous voulez tuer les "indésirables", formez donc des "commandos de la mort", mais n'y mêlez pas les soignants. A chacun son métier !

Soigner ou tuer il faut choisir !
Sinon vous n'aurez bientôt plus de médecins ! Qui voudra d'un métier si ambivalent ?

Qui peut s'arroger le droit de voler aux malades leur mort ?
Le droit de leur enlever le temps de l'ultime mûrissement, combien précieux dans sa grandeur ! Le droit d'enlever, aussi, le "pouvoir faire confiance" aux soignants qui ont juré de servir la VIE jusqu'au bout ?

Ne nous leurrons pas ! Combien de personnes "en fin de vie" désirent continuer de vivre encore, contrairement à ce qu'ils disaient "avant" sous la pression sociale consumériste !

La dé-civilisation abaisse la loi à l’égoïsme du plus grand nombre.

"La civilisation de l'Amour", elle, découvre que la personne humaine est toujours digne de respect, et sa vie digne d'être vécue.
Jusqu'à la Fin.




mardi 1 juillet 2014

Supplique aux juges "de" Vincent Lambert








Mesdames et Messieurs les Juges,

Permettez-moi de m'adresser à vous. Je suis atteinte de handicap. Mais ma vie est une action de grâce, je suis entourée de l'amour fraternel et de la prière. Je ne suis pas seule à être dans ce cas.

Alors, sans aucun pouvoir, ni ambitions ou raisons politiques, je voudrais simplement, Mesdames et Messieurs les Juges, incitée à cela par ma seule conscience, oser vous parler coeur à coeur.

Vincent Lambert est mon frère. C'est à ce titre que je vous écris. Pour vous le présenter. C'est un être humain, une personne humaine, possédant une infinie dignité que nul n'a pu lui enlever.
Cette dignité ne dépend pas de sa capacité à manifester ou non sa compréhension, ses désirs ou ses choix. Cette dignité ne dépend pas de sa capacité à s'alimenter ou à s'hydrater tout seul. Cette dignité ne dépend pas non plus de l'état de ses sphincters. Il a une dignité aussi grande que celle de n'importe lequel des hommes.

Je n'ai certes pas besoin de souligner que notre frère n'a rien fait de mal. D'ailleurs, en France, la peine de mort a été abolie. Risque-t-elle d'être réintroduite pour mon frère Vincent ?

Que ce soit des médecins qui veuillent le tuer - s'octroyant non seulement un pouvoir exorbitant mais aussi un droit qui ne leur appartient pas, sur la vie et la mort d'autrui, tels les médecins maudits des nazis - cela c'est la mort de la confiance en eux. Car alors la confiance du malade ne rencontre plus la conscience du médecin.

Mais que des médecins fassent pression sur des juges (et pour des considérations politiques) – c'est indigne ! A quelles complicités de meurtre d'un innocent voudraient-ils donc vous réduire vous-mêmes, Mesdames, Messieurs les Juges ?

La dignité d'une vie, elle dépend de ce que l'on en fait. Et de rien d'autre. Or, vouloir la mort de son patient, faire pression sur des juges en vue de tenter de les priver de leur autonomie spirituelle devant leur conscience, n'est-ce pas cela qui est indigne d'un homme - et ce, quelle que soit l'autonomie de son corps ?

Que l'on vous rapporte des hypothétiques propos de Vincent, évoquant le fait qu'il n'aimerait pas vivre tétraplégique, ne signifie pas pour autant qu'il voudrait qu'on le tue le cas échéant. Qui aimerait vivre tétraplégique ? Tout le monde aimerait mieux vivre autonome. Mais les accidentés tétraplégiques, qui vivent malgré leur handicap, ne vous demandent pas pour autant la mort.
Et que peuvent ressentir les personnes handicapées, dépendantes, partout dans le monde, devant ce débat indigne cherchant à envoyer froidement à la mort l'un de leurs frères ?

De plus, à quel genre de mort est promis Vincent ? Ce n'est pas la guillotine. Ce n'est même pas le coup de grâce d'une balle en plein coeur - au besoin avec un silencieux pour ne pas gêner les voisins. Celles-là seraient des morts clémentes à côté de l'agonie qui l'attend si ses futurs tueurs arrivent à vous convaincre.

Ce qu'on promet à Vincent - si vous laissez faire, Mesdames, Messieurs les Juges - c'est l'une des morts les plus atroces, la mort par déshydratation, la mort que destinaient à leurs prisonniers les nazis, dans le bunker de la faim et de la soif d'Auschwitz.

Certes, mourir n'est jamais drôle. Mais en l'espèce c'est par violence, par contrainte sur personne vulnérable, que la vie lui serait ôtée.

Finalement, où allons-nous si la famille et, surtout d'après la loi Leonetti, des médecins, "collégialement" (ce qui n'enlève pas la responsabilité personnelle de chacun !), peuvent se mettre à décider de votre mort ?
Que deviendront les personnes dépendantes si un tiers peut décider pour elles qu'elles mériteront la peine de mort ?

Il devient courant de désigner les parents de Vincent comme des "catholiques traditionnels", pour les disqualifier à vos yeux, comme si leur légitime désir de garder en vie leur fils leur venait de l'influence d'un petit nombre de catholiques. Or, si toute la tradition de l'Eglise va dans le sens de la sauvegarde de la vie des personnes vulnérables, les Papes qui ont suivi le concile Vatican II appellent tous à ce même respect de la vie. Surtout celle de personnes incapables de plaider pour elles-mêmes.

Des écrits pontificaux récents ont précisé l'interdiction formelle de retirer l'hydratation et l'alimentation artificielles, même pour des patients en coma végétatif permanent. Les parents de Vincent bénéficient donc du soutien spirituel de tous les catholiques voulant vivre en vérité leur foi.

De plus, de la Déclaration commune du Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris et du Rabbin David MESSAS Grand Rabbin de Paris en 2007, il appert que catholicisme et judaïsme, plaident pour le maintien de l'hydratation, et l'islam semble aller dans le même sens.

Mesdames et Messieurs les Juges, je suis certaine que votre conscience parlera haut et fort car vous méritez mieux que d'être associés à ces crimes.

Notre frère handicapé, Vincent, n'est pas enfin de vie ; Vincent n'a pas de souffrance rebelle ; Vincent n'a pas demandé à mourir de soif ; les parents de Vincent l'aiment et pourraient le faire soigner ailleurs (si Reims ne s'y opposait pas comme si Vincent était la propriété de l'hôpital ou des médecins).
La vie de Vincent, par ce qu'elle est, est précieuse pour eux et pour nous tous. Elle valorise la France qui la lui rend possible.

Vous remerciant de votre attention, je vous prie d'agréer, Mesdames et Messieurs les Juges,
l'assurance de mon dévouement priant, pour vous et pour la France,

une chrétienne handicapée

samedi 28 juin 2014

"Les Juifs de France et d’Europe ont mal"








Notre société va mal. 
La France va mal et l’Europe vacille. 
Les Juifs de France et d’Europe ont mal. 

Je ne referai pas la longue liste des attentats, des agressions, des slogans, des sites Internet, des tweets, des vidéos YouTube, des spectacles pseudo humoristiques récurrents, écœurants, humiliants, et des meetings répétitifs qui sont la preuve criante et incontestable de la nouvelle montée en puissance de l’antisémitisme, antisémitisme à peine masqué par de l’antisionisme considéré comme politiquement correct dans certains milieux… 

La parole haineuse, antisémite, raciste, xénophobe, s’est déversée sans relâche sur toutes les voies ouvertes par la modernité… 
Cette parole s’est malheureusement transformée en actes. 
Elle a fait des morts. 
L’affaire Halimi, la tuerie de Montauban et Toulouse, la tuerie de Bruxelles… 

Face au racisme, à la judéophobie mortifère, le monde ne sait pas clairement nommer le mal. Ou fait semblant. Le monde semble paralysé, figé dans son impuissance. 

Le temps des mots, le temps de battre le pavé est dépassé, révolu, car l’océan des conséquences est devant nous, prêt à nous submerger, à nous engloutir, nous d’abord, certes, nous sommes si peu nombreux, oserais-je le dire un détail, mais après nous, tous les démocrates, quelles que soient leurs couleurs, tous les amoureux de la liberté, d’ici et d’ailleurs. 

Et cela aussi, nous l’avons déjà dit, sans succès. 
On nous dit la loi, le respect de la loi. 
Mais à quand l’application stricte et ferme des lois existantes pour prévenir et éviter le pire ? 

Nous désirons vivre  comme tous citoyens français, pouvoir nous réunir, prier, bref, vivre en paix et sans peur. Les yeux se déscillent enfin pour admettre qu’il s’agit là d’une guerre, une guerre contre l’occident pour les valeurs qu’il représente, une guerre contre le juif parce qu’il en est la quintessence symbolique. 

C’est aujourd’hui la cible, la première cible, mais certainement pas la dernière. 

L’ennemi a profité des failles de notre arsenal juridique et il semblerait que des textes soient en préparation pour les combler. 
La main est au législateur. 
Il est temps ! 
Il n’est que temps ! 
Mais les seules lois de la démocratie arriveront-elles à lutter contre cet ennemi qui, lui, se défie de ces lois. 

Seule, une longue et forte détermination et pas seulement nationale, dans tous les domaines, politique, juridique, répressif, éducatif et religieux…, social, a une chance d’être efficace. 
Si tel n’était pas rapidement le cas, l’hydre haineuse de tous les extrêmes continuera de prospérer sur les faiblesses de nos démocraties.


Extrait du discours de la Présidente du CRIF Rhône-Alpes, Nicole Bornstein, lors de sa remise de la Légion d’Honneur le 12 juin 2014 à la Préfecture de Lyon. 
 
Le CRIF en action
Publié le 27 Juin 2014


mercredi 25 juin 2014

Vincent Lambert, tétrapégique, condamné à mort par le Conseil d'Etat




Pourquoi ?

Pourquoi cet acharnement à vouloir précipiter activement et artificiellement la mort de Vincent Lambert ?
Je dis bien : activement et artificiellement puisque le seul "traitement" qu'il reçoive actuellement, c'est l'alimentation et l'hydratation par gastrostomie.
Traitement courant s'il en est, pour de nombreux handicapés qui vivent et sont contents de vivre plutôt que mourir.

Mais quoi ! Qu'y a-t-il finalement de si urgent ?

-Vincent souffre-t-il ?
- Non, nous répondent les experts. Il n'a plus conscience puisque même le peu qu'il avait est encore diminué depuis 2011.

-Est-il en fin de vie, alors ?
-Pas immédiatement, bien que son tronc cérébral aurait maintenant des lésions pouvant causer un dysfonctionnement cardiaque ou respiratoire tôt ou tard.
Tôt ou tard certes, comme tôt ou tard il pourrait aussi s'améliorer par une découverte inattendue de stimulation de la conscience, vous savez, l'une de ces découvertes fortuites qui émaillent l'histoire de la médecine.

D'ailleurs le réveil brusque des comateux n'est pas une utopie, nous connaissons des cas de réveil après plus de 10 ans ! Pensons à cette bouleversante histoire de la petit fille américaine, sortie du coma à la "faveur" d'un incendie... et qui racontait tout ce qu'elle a vécu comme expérience spirituelle pendant ces 10 ans de coma...

-Sans doute est-il seul au monde ?
- Non, il a une famille nombreuse.

-Peut être sa famille le rejetterait-il et voudrait-elle sa mort ?
-Non, puisque ses parents et deux membres de sa fratrie voudraient le voir continuer à vivre.

"Vincent n'est pas un légume mais une personne handicapée" - disait sa maman hier.

Alors ? Pourquoi cette urgence d'en finir au plus vite  ?
Je dirais : de quoi on se mêle?

-Pourquoi ne pas s'occuper de ses propres affaires et laisser ce fils rejoindre ses parents qui, eux, y tiennent comme on tient à un fils ?

-Pourquoi ne pas le laisser soigner ailleurs ?

-Au nom de quel droit de propriété le Dr Kariger, au mépris de l'éthique médicale, préfère-t-il achever Vincent plutôt que de passer la main ?

Je suis certain qu'il existe en France de nombreuses structures, hôpitaux, cliniques, centres spécialisés, publiques ou privés, ou encore des maisons religieuses, voire tout simplement le domicile de la famille qui veut la vie de Vincent, où une HAD (hospitalisation à domicile) pourrait être mise en place.

J'ai vu dans des hôpitaux des matelas anti escarres à air pulsé pour un jeune immigré malades en situation désespérée et seul au monde. Pourquoi ne pas en faire, si ce n'est autant (et au fait pourquoi pas autant ?), au moins un minimum pour Vincent ? Au moins ne pas le priver de ce minimum qu'il reçoit encore ?

Le malade étant un tout, pouvant communiquer au delà du visible, (cela, aujourd'hui on le sait et on le dit bien assez souvent un peu partout dans les pays de notre petite planète), le malade perçoit si on l'aime et si on tient à sa vie ou non.
Si Vincent a  perçu, depuis tant d'années, le désir de l'équipe qu'il arrête de vivre, comment voulez-vous qu'il veuille lutter pour reprendre vie ?
Le message verbal et non verbal, je dirais même plus : le message conscient et inconscient, doit être identique pour arracher une personne à l'inconscience !

Il paraît que des plantes à qui on parle et qu'on remercie de donner feuilles, fleures et fruits, poussent mieux que celles qu'on ne fait qu'arroser par devoir.
Ces choses-là, nous les admettons sans broncher et même nous les essayons, mais quand il s'agit d'un être humain nous l'oublions ?

Quelle misère, mais quelle pauvreté spirituelle dans cet Occident décadent !?
Mais quels handicapés du coeur nous sommes !
Au lieu de traiter d'handicapés ceux qui ne parlent pas, nous ferions mieux de voir nos propres handicaps, à nous qui parlons à tort et à travers et réclamons la mort de nos semblables comme si nous en étions propriétaires !

Car la vraie question est celle-là : jusqu'où le médecin diminuera-t-il sa conscience de médecin, au fur et à mesure qu'il élargit son champs d'activité ? du domaine médical de serviteur du malade et de sa vie, en passant par le patron politico-médical adulé et donneur de leçon sur tout, jusqu'au juge inflexible d'ultime décision (au-delà même du Conseil d'Etat) propriétaire de son malade-objet et arbitre tout puissant de la vie et de la mort ?jusqu'à confondre médecin et tueur !

C'est au nom de cet orgueil maladif que furent condamnés à mourir de faim et pire encore de soif tant de détenus innocents à Auschwitz.
C'est pour avoir pris la place de l'un d'eux que le P Maximilien Marie Kolbe est mort martyr de la charité fraternelle.
Mais lui, au moins, n'a pas été shooté ; il a pu avoir contact avec Dieu ; il avait le droit de prier.
Depuis, notre descente aux enfer s'est encore accélérée : par la camisole chimique les malades sont même privés de cette ultime consolation
Non seulement la mort par déshydratation entraîne une souffrance qui rend fou, mais on en rajoute une couche par les psychotropes.

Ah, médecins, vous concurrencez les médecins maudits nazis !

Car c'est de cette torture qu'en France, soi-disant pays des Droits de l'Homme, qu'on va faire mourir un jeune tétraplégique, innocent lui aussi, après au moins cinq jours d'agonie, de soif, aggravée de traitements psychotropes hallucinogènes.
Appelé "sédation profonde". comme ça, avec ce mot pseudo-savant, on est tiré d'affaire : la torture n'est plus torture mais sédation !
Pour rendre sa mort psychologiquement et spirituellement plus douloureuse... pour la faire survenir après au moins cinq jours d'agonie.

Puisque l'intention de tuer est évidente, pourquoi mentir en disant que la médecine va se retirer, qu'on va "laisser mourir" Vincent ? Non, soyons un peu moins malhonnêtes et disons-le franchement et clairement : on le tue !   Ou plutôt : le médecin le tue.
Il le tue volontairement. Il le tue après jugement du Conseil d'Etat, qui cependant ne lui en fait pas obligation, au médecin.
Le médecin, ultime arbitre, pourrait "gracier" ce "coupable" coupable de vivre encore.

Oui, soyons un peu moins malhonnêtes car cette "hypocrisie du laisser mourir" est le pire crime que j'aie vu faire par un pays.
Tuer en une seconde serait moins hypocrite : on appellerait un chat un chat.
Et un meurtre un meurtre.
Une balle en plein coeur, avec un silencieux pour ne pas se faire peur, serait infiniment plus compatissant ! Plus vrai aussi car disant clairement qu'en 2014 en France, ils tuent à l'hôpital.
Tandis qu'actuellement ils tuent mais ils ne le disent pas.

On ajoute le mensonge au crime.
Pour donner bonne conscience à "l'équipe" qui ne l'aura pas toucher du doigt.
Pour donner victoire au médecin-tueur, qui n'hésite pas à se dire catholique (pour des motifs électoraux ?) mais qui bafoue ouvertement les directives de tous les papes qui demandent le respect de la vie jusqu' à son terme naturel, et qui ont précisé explicitement que l'hydratation et l'alimentation, même artificielles, ne sont pas un traitement déraisonnable ou acharnement thérapeutique.

Remarquez d'ailleurs l'autre glissement : de l'acharnement thérapeutique (un peu plus objectif) ils sont passé à "l'obstination déraisonnable" complètement subjectif ! 
La preuve : donner à manger et à boire à quelqu'un dont c'est le seul soin vital, est devenu "obstination déraisonnable"...
Donc à stopper.
Au nom de quoi ?
Du "médico-politiquement correct".
Qui en est le juge ?
Vous.
Le jugement est rendu en votre nom !

samedi 21 juin 2014

Vincent Lambert : réveillons-nous !







Pour Vincent Lambert, ouvrez les yeux !

Pour l’instant, nous ne savons rien de plus que la demande de mise à mort requise par le Rapporteur du Conseil d’Etat.
L'affaire est mise en délibéré et c’est mardi ou mercredi qu’ils vont rendre la sentence.

Ce qui n'empêche pas, mais stimule plutôt, quelques réflexions :

I- L’euthanasie, pour l’instant, est interdite en France.

La Loi Leonetti qui, de soi, est discutable, ne s’applique pas à n’importe qui mais à des patients bien précis (et ce n'est pas le législateur, une fois sa loi votée, qui pourrait les désigner comme bon lui semble !). Il faut que le patient :

- soit en fin de vie
- souffre
- que cette souffrance soit incurable (souffrance, je dis bien ! pas maladie !)
- exprime sa demande de mourir

Vincent Lambert, de l’avis même de la nouvelle expertise, ne souffre pas.. D'ailleurs, il est totalement inconscient d’après l’expertise.
Il n'y a donc pas de souffrance incurable puisqu'il n'y a pas de souffrance tout court.
J'ajoute qu'il n'a pas davantage de souffrance d'être "emmuré dans sa nuit et dans sa solitude". D'une part parce qu'il n'est pas dans la nuit, il n'est pas aveugle, ouvre et ferme ses yeux, réagit aux stimuli ; d'autre part parce que, pour percevoir une solitude, il faut être conscient.
Enfin, ses parents sont près de lui et n'ont pas l'intention de le laisser dans une quelconque solitude que, de toute façon, il ne pourrait pas percevoir s'il n'est pas conscient, comme dit l'expertise.

Il n’est pas en état de vouloir en finir ni donc de l’exprimer. D’autant moins qu’il est inconscient.

Il n'est pas non plus en fin de vie. Il ne remplit donc aucune des quatre conditions requises.

Nous pourrions comparer cet état à une anesthésie générale profonde où le patient n’exprimera plus rien mais il faut que l’anesthésie soit bien profonde.

Je dis, en passant, que cette raison-là, de son inconscience, justifie et exige d'avance l’abstention des psychotropes. Il ne faudra pas accompagner Vincent Lambert avec en plus l’administration de psychotropes qui n’auront comme résultat que la modification de ce qui pourrait lui rester de conscience et éventuellement l’induction de terreurs, de cauchemars, d'un état psychologique de souffrance.

Pour résumer notre premier point, Vincent Lambert
n’est pas en fin de vie,
ne souffre pas,
est handicapé profond
mais n’a pas pu exprimer, n’exprime pas actuellement, ni ne peut exprimer une demande d’en finir
et ce, d’autant moins qu’il n’est pas en état de souffrance, donc il n’y a pas de raison pour lui d’en finir.

II- A qui profite le crime ?

A qui profiterait la mise à mort de Vincent Lambert ?

a- Serait-ce à Rachel, sa femme ? je n le pense pas. Certes, on pourrait m'objecter que l'euthanasie de son époux lu permettrait de se remarier en tout bien tout honneur ce qu’elle ne peut pas faire, Vincent Lambert étant dans cet état. Non, le divorce lui serait accordé sans aucune difficulté. D'ailleurs ce serait sûrement une attitude plus honnête que de mettre à mort le conjoint pour libérer la conjointe.
Personnellement je ne pense donc pas que Rachel détienne le mobile réel de l'affaire.

b- Serait-ce à l’Etat ?  A la collectivité ?

Sur le plan financier, peut-être. Mais alors il faudrait en venir à décider la mort de toute personne à l'âge de la retraite qui ne serait plus un bon consommateur, et évidemment de toute personne handicapée, quel que soit son âge.

Voyons : nourrir Vincent Lambert, le maintenir en vie, coûte un peu.
Coûte peu, certes.
Les poches de gastrostomie, un peu de nutriment et surtout d'hydratation par cette poche de stomie, ne coûte pas bien cher, soyons honnêtes ! Mais, bon, ça coûte un petit peu. Alors, devant cela, l’honnêteté de l'Etat consisterait à dire : « Madame, Monsieur, votre fils coûte trop cher à l’Etat, si vous voulez le garder en vie, reprenez-le, mettez-le où vous voulez, mais nous ne pouvons pas rembourser tous ses soins, nous en rembourserons certains, pas tout – ce qui serait d’ailleurs une honte –  faites-en ce que vous voulez, mais nous, l‘Etat français, nous ne voulons pas payer pour lui », ce qui est une franche honte, mais bon ! au moins on ne le tuerait pas.
Pire encore serait de le tuer. Pour de l'argent. Pour le peu qu'il coûte.
Comme au temps du nazisme, quoi...

III- Qu’est-ce que cette question et cette décision présagent quant à la loi en débat sur l’euthanasie ?

1- cela fera jurisprudence

2- cela influera sur la rédaction de la Loi, où on dira, à cause de cette jurisprudence, qu’on mettra à mort les gens qui le demandent, ou ceux que le médecin, (ou la famille, ou l’Etat, ou le Maire, ou finalement deux personnes quelconques), jugent indignes de vivre, ou inaptes à vivre, parce que trop dépendants (ou un peu dépendants) et on les met à mort, qu’ils le veuillent ou pas.
Par "compassion".
Mais quoi de plus abject que de défigurer, jusqu'au mot même de compassion, ce sentiment hautement digne et élevé qui caractérise précisément l'humanité de l'homme par rapport à tout ce qui existe sur la terre !

3- Relativisation des directives anticipées : qu'elles existent ou pas, quelle importance finalement ! Au total c'est la médecin, les médecins (attention : collégialement comme pour les bourreaux lors des exécutions) qui vont décider. Avec l'équipe, bien sûr, la sacro-sainte équipe qui va pousser vers la sortie ce patient en trop et qui "n'en finit pas de mourir" ... naturellement, aussi, "après avoir entendu la famille". Qui va se déchirer comme pour Vincent. Mais cela ne fait rien : dans la loi il y aura de beaux mots.
Des mots.
Vincent Lambert n’a pas besoin de directives anticipées demandant l'euthanasie, pour être mis à mort !

4- La loi ne s’appliquera pas en fonction du désir du patient mais en fonction des critères économiques. Mort à deux vitesses, choix en fonction de la résultante des positions idéologiques des acteurs.
Mais sans doute que finalement c'est le portefeuille qui décidera.

5- La loi ne va pas seulement viser les personnes malades, en grande souffrance, que rien ne peut soulager (comme prévu au début d'évocation d'une loi sur l'euthanasie !) mais elle va s’appliquer aussi à des personnes handicapées qui peuvent coûter un tant soit peu par leur "dépendance". Comme si la "dépendance" était désormais inaccessible à une humanité devenue égoïste, égocentrique, ipsolipsiste, enfermée, emmurée dans son ego de plus en plus dégradé, dévalorisant et, par là-même, dévalorisé...
Une humanité à euthanasier au nom et à cause de l'euthanasie.
L'euthanasie pour l'euthanasie, quoi...

7- La loi va s'appliquer in fine à toute personne polypathologique ou autre qui coûterait trop cher à la Sécurité Sociale...

8- ...et/ou dont une partie de la famille souhaiterait la destruction.

9- La loi finira par s’appliquer à toutes les personnes inutiles, non rentables, ne pouvant pas communiquer, ne plaisant pas à tel ou tel groupe ou à tel ou tel membre d'un groupe de pression...

10- La question de l'obstination déraisonnable ( et qui va déterminer le raisonnablement correct ?) va remplacer totalement l'expression : acharnement thérapeutique (qui elle-même était assez discutable, puisqu'en cas de succès thérapeutique, ce n'était plus considéré comme de l’acharnement ; or avant de traiter on ne peut pas savoir si cela va être un succès ou un acharnement, mais bon, fermons la parenthèse car nous n'en sommes plus à la médecine héroïque tendant à sauver des vies mais à la médecine pleutre, tendant à les perdre... pour ne surtout pas déplaire !
A qui ?
A une société en pleine dégringolade.
Qu'il faudrait soigner pour l'âme et pour le corps.
Avant, il n'y a pas si longtemps, le médecin avait vocation à cela...

Alors, forcément, dans cette quasi universelle dégringolade, la manipulante préparation de la "loi sur l'euthanasie", nous pousse à dégringoler de plus en plus concernant le pourquoi de cette loi réclamer à cor et à cri par certains (qui parlent fort et le font en notre nom sans notre accord, ce qui est un comble !) :
- d'abord seulement pour des souffrances atroces, insupportables, insoulageables, pour des malades en fin de vie qui supplient de manières répétées.

- puis pour n'importe qui coûtant un peu ? Pour toute dépendance ?

Mais où allons-nous ?
Réveillez-vous !

Quels sont les soins coûteux ? Si nous sommes arrivés à ce point de non-retour que le soin élémentaire de donner à manger et à boire, laver et vêtir que réclame la plus élémentaire hospitalité dans les peuples les plus primitifs (et heureux sont-ils tant qu'ils le restent !) que donc boire et manger, par voie même artificielle,  soient coûteux pour un patient, eh bien, il n’y a plus d’humanité dans cette société !

Alors, il y aura lieu de s'inquiéter grandement pour notre pays !

IV Devrons-nous faire le constat de la déshumanisation et de l’horreur intégrale installée dans la société occidentale européenne qui est mûre pour toutes sortes de souffrances car elle n’a aucune pitié de ses semblables ? Pas seulement de Vincent mais surtout de ses parents...
Vincent est inconscient ? mais pourquoi ne pas le laisser alors à ses parents, au moins pour leur joie à eux ! au lieu de vouloir le ravir à leur affection...
En tuant leur enfant, on les tue : quelle souffrance morale et physique pour eux !
Ils en font quoi ?
N'ont qu'à demander l'euthanasie pour eux-mêmes pour souffrance psychique insupportable ?
Ou bien ils n'ont même plus besoin de la demander, ce sera compris dans le paquet ?

Mais réveillons-nous ! ou bien notre pays finira par concurrencer les nazis dans cette horreur !

V Le non-respect de la liberté personnelle et une intrusion violente dans la vie privée sont à notre porte ; déjà en train d'entrer !
Parce que, si Vincent Lambert ne souffre plus, les parents ont autant le droit de le garder en vie qu’ils auraient le droit de garder près d’eux n'importe quel être inoffensif. Dès lors, au nom de quoi ont-ils à subir cette effraction dans leur vie privée ?
Au nom de quoi on empêche ces parents qui ont envie d’avoir près d’eux leur enfant, somme toute une personne inconsciente, plutôt que de la tuer.
Mais, de quel droit on intervient ?

On en arrive à des procédés dignes de la dernière des sectes !

Et si, d'ici 10 ans la recherche médicale arrivait à stimuler les comateux pour leur faire reprendre conscience et revivre... par des moyens aujourd'hui aussi inconnus que l'étaient naguère la microchirurgie au laser ou les électronico-stimulations dans certaines zones du cerveau ?

Pourquoi vouloir tuer, tuer, tuer, et faire des lois de plus en plus étendues dans leur permission, devenant peu à peu droit voire obligation, de tuer encore et toujours ?
Par désespoir ?

Mais, réveillons-nous !
La vie est notre vie !
Elle vaut toujours la peine d'être vécue !
Pour tous !
Oui : la VIE POUR TOUS !



vendredi 20 juin 2014

Intégrisme religieux : appel à la vigilance





A l'initiative de Jacques Attali, plusieurs dizaines de personnalités des mondes religieux, politique, intellectuel, économique et médiatique ont signé ce manifeste, que publie L'Express. 



Inquiets et révoltés devant la montée d'une violence abjecte et lâche, usurpant la foi comme raison d'être, nous voulons rappeler ici
que l'humanité est une,
que la force des armes, qui n'est que la poursuite de celle des mots, n'est jamais un argument ni un chemin vers la victoire,
que ceux qui l'utilisent ne sont que des ignorants à l'égard de leurs propres religions et de leurs propres cultures.

Et que cette violence peut et doit être combattue par tous les moyens légitimes, et d'abord par une lecture contemporaine des textes de nos multiples traditions, religieuses ou laïques, respectueuse de la dignité humaine, par l'éducation des hommes et des femmes, par l'action politique, par la raison, par la culture, par l'art et par l'humour.

Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité.

Nul peuple, nulle religion, nulle doctrine, nulle science, nulle culture ne peut survivre sans respecter, écouter, partager, échanger, apprendre des autres.

Nul être humain ne peut être réduit à une seule dimension, qu'elle soit religieuse, ethnique, sexuelle, culturelle ou politique.

Nous, signataires de cet appel, croyants ou agnostiques, humains avant tout, nous constituons en réseau de vigilance et de résistance pour défendre et faire respecter ces principes.

Signataires:
Jacques Attali,
Paul Balta,
Christophe Barbier,
Sadek Beloucif,
Ghaleb Bencheïkh,
Hichem Ben Yaïche,
Jean-François Bensahel,
Jean-Louis Bianco,
Yann Boissière,
Michel Camdessus,
Malek Chebel
Michel Davy De Virville,
Alain De La Morandais,
Bertrand Delanoë,
Mgr Jean-Michel Di Falco Leandri,
Roger-Pol Droit,
Claude Durand,
Gad Elmaleh,
Luc Ferry,
Maurice Godelier,
Antoine Guggenheim,
Nedim Gürsel
Delphine Horvilleur,
Latifa Ibn Ziaten,
Serge Klarsfeld,
Théo Klein,
Marc Konczaty,
Haïm Korsia,
Rivon Krygier,
Frédéric Lenoir,
Emmanuelle Mignon,
Mohammed Moussaoui,
Erik Orsenna,
Olivier Poivre d'Arvor,
Simone Rodan,
Kamel Sanhadji,
Michel Serfaty,
Gilbert Sinoue,
Smaïn,
Lionel Zinsou,
Olivier Abel,
Mgr Antoine Hérouard 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/integrisme-religieux-appel-a-la-vigilance_1551549.html#ViYPCqWsXx9gg3dQ.99

jeudi 19 juin 2014

Laïcité pour tous ?







Laïcité, où es-tu ?

Si vous ne savez pas répondre à cette question, alors :
Stop et volte-face svp.

Sinon, vous risquez de vous trouver collabo des tortionnaires de la troisième guerre mondiale.

Car elle existe, cette guerre, elle est en cours.

Et nous risquons de nous retrouver complices des bourreaux exactement comme ceux qu'on a montrés du doigt à la fin et condamnés après la deuxième guerre mondiale.

Alors, les repentances des Drancy, les écrits et les demandes de pardon au mur occidental du Temple et sur d'autres lieux symboliques... Auschwitz... Dachau... les larmes qui montent des coeurs bouleversés devant le crime contre l'humanité... tant de larmes... en vain ?

Ouvrons les yeux ! Et réagissons ! A temps. S'il est encore temps... sinon, à contre-temps !

Nous sommes à la onzième heure du jour. Et la nuit vient où nul ne pourra travailler .

Or, que font les puissants en face de l'horreur, aujourd'hui ?
Pour les lycéennes du Nigeria,
pour la pauvre Meriam,
pour l'Irak... 

Ils parlent ?
Quand ils parlent, c'est tout doucement, au cas par cas, et sans force.
Ils parlent pour un cas.
Ils obtiennent ou n'obtiennent pas satisfaction.
De toute façon, c'est pour la vitrine. Profondément, rien ne change. Parce qu'il n'y a jamais de sanctions.

L'ONU peut discuter avec tel ou tel pays civilisé, pour telle manière de voter. Mais qu'attend-elle pour condamner les génocides et les meurtres pour principes religieux ?

Et les peuples ?
Les églises de chez nous ?

Les plus courageux prient, et là au moins c'est fécond. Que pourraient-ils faire d'autre ? Nous, vous et moi, que pouvons-nous faire ?

Évidemment, nous pouvons toujours faire quelque chose à notre petit niveau, faire quelque chose pour que demain la charia ne soit pas en France, en Europe, en Occident, dans tout l'hémisphère nord.
Parce que tous nos mouvements sont toujours contagieux.
Par exemple quand un pays bouge pour l'avortement, pour la fin de vie, pour la famille, les autres le font aussi.
Quel que soit, d'ailleurs, le sens du mouvement. Et c'est là, notre responsabilité.

Si vous faites tout ce qu'il faut pour donner à une religion - actuellement à l'islam - une place prépondérante,
si vous donnez la viande les vendredis de Carême et le poisson le mercredi (parce qu'il faut tout de même manger aussi du poisson mais surtout pas le vendredi pour ne surtout pas aider les chrétiens à vivre en chrétiens) mais vous donnez de la viande halal à tout le monde (pour aider les musulmans à vivre en musulmans) ;
si vous faites travailler le dimanche mais vous installez des salles de prières musulmanes (pas des chapelles, pas des temples, pas des synagogues - par respect de la laïcité - seulement des salles de prières musulmanes, par respect de la tolérance),
évidemment vous invitez clairement les musulmans à s'installer en France,
où l'on va leur construire des mosquées,
où l'on va donner des sous à tous les arrivants et des logements, on favorisera tout pour que puissent s'installer des musulmans et pouvoir vivre ici en musulmans, y compris djihadistes, djihad à imposer naturellement en France aussi (guerres de banlieue, jets de pierres et pneus crevés le vendredi, bandes et zones de non-droit) qui est évidemment un pays à islamiser en vue de l'application de la charia (voiles malgré la loi, femmes bouclées, mariages forcés, amputations, lapidations, pendaisons, crucifixions, 100 coups de fouets etc comme dans les autres pays avec la charia),
alors si vous laissez faire et que vous y participez vous-même,
il va de soi que vous aidez activement à la discrimination d'autrui, du non-musulman,
parce que vous aidez l'installation d'une France qui ne sera plus laïque - mais islamique.

Une France islamique, avec tout ce que cela peut impliquer, car une fois que l'islam est majoritaire, il doit appliquer la charia, et les versets du Coran, qui exigent le meurtre tant des adeptes des autres religions que des "infidèles", ou, dans le meilleur (mais est-ce vraiment le meilleur ? ) des cas, la soumission, la taxation aberrante des non-musulmans parce que non-musulmans...
La discrimination quotidienne de citoyens de seconde zone, voire des esclaves.
Ce que nous voyons dans les pays où ce n'est pas carrément le massacre.

Or, les puissants, les gouvernements qui représentent nos nations qui vont devoir baisser le front et le visage vers la terre de honte après le massacre, eux que font-ils ?

Que font-ils d'efficace ? Que font-ils de courageux ?

Il est encore temps de combattre les idées meurtrières en train de s'installer partout dans le monde parce que se servant des outils même de la mondialisation. Il est encore temps de les combattre et de les arrêter, du moins arrêter leur progression.

Et pour cela, agir.

Agir - d'une manière ou d'une autre, mais clairement! - devant les massacres effroyables de chrétiens ailleurs. Devant les tueries, pour l'instant plus sporadiques mais réelles, ici même, chez nous, en France, en Europe, en Occident, tueries d'enfants juifs parce que Juifs, agressions, parfois tortures jusqu'au meurtre chaque fois un peu plus, pas toujours au même endroit mais toujours parce que Juif... ou parce que chrétien.
Entreprises agressives de conversions par intimidation ou manipulation, profitant de la faiblesse momentanée d'un jeune, d'un chômeur...
Tout cela, chez nous...
Moqueries et agressions, voire parfois aussi meurtres, de chrétiens parce que chrétiens, également chez nous !

L'anti judéo-christianisme au nom du Coran, rencontre, ici et maintenant, l'anti judéo-christianisme post-modernisant et libéralisant, au nom et pour la dissolution de ce qui est encore valeur et qui pourrait servir de colonne vertébrale pour une humanité debout... Et humaine. Avec toutes ses dimensions - y compris religieuse.

La pourriture de l'Occident fait tarir "le grand fleuve Euphrate, livrant le passage aux rois de l'Orient" (Ap 16, 12), pour envahir et imposer la charia et les conversions forcées... pour le meurtre de l'âme.

Il n'y a pas deux islam car le livre, le Coran, est le livre de base de tous les musulmans.
Quant à l'islamisme, il n'y a pas deux islamismes comme il n'y avait pas eu deux nazismes ou deux communismes.

Il  y a des totalitarismes, c'est tout.

Et l'islamisme en est un, en tous cas tel qu'il se présente actuellement, et c'est celui-là qui nous menace si nous ne pouvons et ne voulons pas l'arrêter. Cet islamisme tuera d'abord les Musulmans "modérés", puis - ou en même temps - les Juifs et les Chrétiens.

Quand une idéologie, se targuât-elle de religion, déclare la guerre à la conscience et à la dignité humaines, ne pas réagir, c'est être complice de crimes contre l'humanité.


mercredi 4 juin 2014

Choisis...





Ne demande pas combien vivez-vous ici ?   Mais demande que vivez-vous ici ?

Ne dis pas : tout le monde l'a dit ...  Mais dis : un sage l'a dit.

Ne dis pas : c'est un menteur...  Mais dis :  il a affirmé des choses fausses.

Ne dis pas : cet homme est mauvais !...  Mais dis : cet acte est mauvais!

Ne demande pas : est-il efficace ?...  Mais demande : est-il fécond ?

Ne demande pas : est-il grand ?...  Mais demande : est-il profond ?
          
Ne regarde pas s'il fait beaucoup...  Mais regarde s'il fait bien!

Ne demande pas : d'où viens-tu ?...  Mais demande : où vas-tu ?

Ne dis pas : ils sont fusionnels...  Mais dis : ils sont UN !

Ne dis pas : il n'y a pas d'amitié sans charité.
Dis : il n'y a pas de charité sans amitié.

Ne cherche pas d'abord la communication !
Cherche à voir s'il y a communion !

Ne demande pas d'abord comment on le dit ; demande pourquoi on le dit !

Ne demande pas qui te dit ; écoute ce qu'il te dit ! 

Ne regarde pas son âge ; regarde sa maturité !

Ne te contente pas d'avoir des copains ; cherche à avoir un ami !

Ne te contente pas de rencontrer des femmes ; choisis une épouse !

Ne te contente pas d'être bienfaiteur ; va jusqu'à l'engagement !

Ne te contente pas d'être sincère ; cherche à être vrai ! 

Ne te contente pas d'être spectateur ; cherche à devenir témoin !

Ne te contente pas de religion ; va jusqu'à la foi !

Ne te contente pas d'espoirs ; vis d'espérance !

Ne t'arrête pas à la générosité ; va jusqu'à la charité !

Ne t'arrête pas à la créature ; va jusqu'au Créateur !

N'en reste pas à l'homme...  Va jusqu'à Dieu !

mardi 3 juin 2014

Euthanasie et incohérence

L'euthanasie : Une idéologie incohérente

1ère incohérence
: L'exécuteur

Voulons-nous faire du médecin, destiné à soigner et à œuvrer pour la vie, un tueur, au mieux un bourreau c'est-à-dire un tueur appliquant la peine de mort prononcée à l'encontre de criminels ? Voulons-nous qu 'une infirmière ou un médecin femme symbole même de la vie, devienne un tueur -à gage !- ou un bourreau ?

Oui, parce que la peine de mort (abolie par humanité) ne supprimait que les coupables,contrairement à l’euthanasie qui, elle au moins, ne supprime que les innocents.

2ème incohérence : L'acte

L’euthanasie n’est donc pas autre chose qu’une peine de mort infligée par des lois anonymes (ou par notre égoïsme coupable) à des êtres fragilisés par notre indifférence et n’ayant commis d’autre crime que de coûter à la Sécu.

3ème incohérence : Le sujet

Ces lois sont votées en notre nom à nous tous (!) - contre nos proches, et plus tard contre nous-même, lois qui concernent tout le monde et chacun mais dont personne ne connaît le fond tant il est vrai que, à force de glissements de sens, tous les mots peuvent signifier une chose et son contraire. Aide médicalisée à la mort – vous dit-on, et qui n'en voudrait pas ? En fait, c'est votre assassinat. On vous donne le droit de dormir avant de mourir ? C'est votre manipulation en vue de votre mise à mort avec une longue agonie comportant un « dormir » sans plus jamais vous réveiller, avec des cauchemars jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mourir dans la dignité ? Ce n'est autre que la coupure des liens les plus intimes à vos proches.

4ème incohérence : Pour se sécuriser, on coupe la branche sur laquelle on est assis !

Le fait d’utiliser des soignants, et en particulier des médecins, pour des actes contraires à leur profession (profession prise dans tous les sens, y compris le plus noble de ce terme), cela entraine la disparition des derniers lieux de confidence et des derniers liens de confiance.

5ème incohérence : Confusion des lieux de vie et de mort

Le malade devrait plutôt savoir qu’il peut exister, si la société le souhaite et le vote, des lieux de 'mort sur demande' qu’il lui serait loisible de choisir lorsqu’il opterait pour cesser de vivre (cf Exit en Suisse où, parallèlement, l'euthanasie médicalisée est interdite).

Et c'est normal. De même, en effet, que ce n’est pas le médecin qui va choisir pour le malade son conjoint, son lieu d’habitation, son lieu de travail, son coiffeur, ses lieux de vacances, ou encore sa garde-robe ou sa voiture, il en va de même pour sa mort. Il s‘adresse pour mourir à qui il veut, quand il veut, après en avoir parlé à qui il souhaite. Pourquoi le médecin serait-il plus qualifié pour cela que, par exemple, les Pompes Funèbres ! La mort, après tout, fait la jonction entre la vie et le cimetière. Si la médecine n’est pas toujours concernée par nos morts (après tout, tout le monde ne meurt pas de maladie et dans ce cas-là, le médecin n’est appelé que pour constater qu’il ne peut plus rien pour ramener le cadavre à la vie), les Pompes Funèbres, elles, sont toujours concernées. Pourquoi ne feraient-ils pas fonctionner les maisons de l’Exitus ? Pourquoi faut-il vous acharner sur les médecins pour qui tuer, vous tuer, est exactement le contraire de la finalité de leur profession ?

Votre liberté, cher malade, s’arrête là où commence celle de cet autre être humain, le médecin, qui a choisi d’être soignant et non pas bourreau.

Maintenant, si la société veut «la mort en coma pour tous», libre à elle d’instituer des métiers et des lieux pour exécuter ses ordres.

Car tuer ne relève pas plus du médecin que de l’instituteur, l’avocat, la famille ou le prêtre. Il est vrai que tous ces lieux de confiance ont déjà été détruits par notre manie de saper tous les endroits de sécurité et de refuge pour l’humanité de l’homme. Il restait encore à détruire le dernier lieu de confiance : le médecin.

Source : Veillez !


vendredi 30 mai 2014

Attendez : la victime n'est pas coupable !


Arrêtez de prendre tout le temps quelqu'un en otage !
Arrêtez de susciter d'abord pour frustrer ensuite !
Bref, arrêtez vos manips !
De ces états affectifs que vous avez vous-même provoqués, arrêtez de vous en servir pour faire avancer votre schmilblick à vous !

Quand ton ami te largue, attends... le gosse que tu portes n'en est pas coupable, il est victime ! Il ne mérite pas la mort.

Quand ton mari te bat, quand t'es seule avec les mômes, attends ! Ne laisse pas te les prendre, vous n'êtes pas coupables, ni toi, ni eux ! Vous êtes victimes ! Victimes de sa faiblesse, des circonstances peut être... mais vous n'êtes pas coupables, ne vous laissez pas punir ! Vous avez droit à être une  famille, vous avez droit à rester ensemble, vous avez droit à tous les services sociaux pour cela.
Ne vous laissez pas instrumentaliser, même pour une lutte juste ! Votre vie, c'est votre vie ; vos droits, c'est vos droits !

Quand ton fils a un handicap, t'as le droit de le garder. Il n'est pas coupable, il n'a pas à être condamné à mort ! Ni toi au deuil jusqu'à la fin de ta vie et à la culpabilité, à te demander chaque jour ce que tu aurais pu faire de plus pour lui ! Non, il est victime d'un accident, il n'est pas coupable, il n'a pas à être objetisé, infantilisé, instrumentalisé, encore moins condamné à mort quelle que soit cette mort. Il reste ton fils ! Ne te laisse pas et ne le laisse pas instrumentaliser dans un combat socio-politique, pour ou contre l'euthanasie.
Il est victime, il n'est pas coupable, il a droit à sa vie avec toi et tu as droit de le garder près de toi comme n'importe quelle mère. T'as droit aux soins pour lui, à tous les services pour handicapé. Personne n'a le droit de disposer de sa vie à un moment où la peine de mort a été abolie même pour des coupables.
Mais, je te le rappelle : ton fils handicapé, il est une victime. Pas un coupable.

Ton curé est mis en examen pour des comportements répréhensibles ? Il n'est plus dans votre paroisse ?
Attendez ! vous n'êtes pas coupables ! Vous avez droit à la célébration de l'eucharistie comme n'importe laquelle des autres paroisses ! Il n'est pas normal de vous en priver comme si vous étiez collectivement les seuls responsables de ses torts ! On n'a pas à vous "faire sentir" la gravité d'un fait qui ne vient pas uniquement de vous ! Même si tous nous pouvons nous reprocher de ne pas l'avoir protégé contre les tentations.
Globalement, vous êtes tout de même des victimes,  pas des coupables, pas, en tous cas, les seuls coupables.
Il y a des prêtres qui viennent vous voir pour en parler ? Fort bien : qu'il vous proposent, après la parlotte, la célébration eucharistique pour qui veut ! Certes, c'est un don gratuit de Dieu. Mais gratuit pour tous : pour les prêtres comme pour les fidèles !  Un droit sacré pour des fidèles et un service obligatoire pour les 'ministres' qui sont vos serviteurs.

Quelqu'un t'attire et te fait croire monts et merveilles d'amour, de fidélité - puis te reproche d'y croire ? Attends ! Ne te culpabilise pas ! Ce n'est pas toi qui es naïve, c'est lui qui dévoie l'amour !
Tu es victime. Pas coupable !

Au fait : connaissez-vous le père Hans-Urs von Balthasar ? vous savez, ce théologien géant qui finit par arriver presque à nous faire comprendre qu'il est juste de croire à l'Amour. Et même : que c'est croire à l'Amour qui seul est juste, fidèle et vrai.

Oui.

"L'Amour seul est digne de foi" !

mercredi 28 mai 2014

Vincent Lambert : l'épreuve d'humanité

colombe


Va-t-on tuer Vincent Lambert ?

Au fait, pourquoi vouloir tuer Vincent ?
Au nom de quelle fausse pitié ? puisqu'on dit qu'il est inconscient et qu'il ne souffre plus...

Alors dites que vous voulez tuer un homme sans défense parce qu'il "coûte"...
Mais que coûte-t-il dans un pays où la nourriture est jetée chaque jour ?
Que coûte-t-il dans un pays où le plus petit bobo est pris en charge pour tous ? dans un pays où l'avortement (autre tuerie, soyons clairs et vrais !) est remboursé et la contraception (protection contre la Vie, soyons honnêtes, par égoïsme !) l'est aussi !

Soyons vrais et voyons en face notre inhumanité qui nous place en dessous de l'animal : nous payons pour tuer l'embryon, le bébé, les vieux, les fragiles, les handicapés, les incurables, même s'il ne souffrent pas !

Comment osons-nous encore nous regarder dans la glace sans nous cracher dessus si nous laissons à l'Etat le soin de débattre du meurtre dans la "sédation" (donc dans des cauchemars!), sans apport même d'un peu d'eau, un homme qui n'a rien fait à personne et dont la seule "faute" est d'être dans un "état végétatif" !

Mais enfin ! si ses parents voulaient garder une plante verte parce que cela leur plaît, faudrait-il que le Conseil d'Etat dépêche des experts pour décider ensuite que ce n'est pas possible - ou que c'est possible ?
Or, ce n'est pas une plante verte, c'est leur fils : qu'a-t-il fait pour être condamné à mort ?

Qu'a-t-il fait pour que cette maudite loi Leonetti, d'une inhumanité rare, lui soit appliquée ?
Il n'est ni dans une souffrance intolérable (physique ou psychique puisque sans conscience d'après les experts) ni en fin de vie !

Faut-il donc satisfaire à des critères spéciaux pour avoir le droit de vivre jusqu'à sa belle mort naturelle ?
Corps et âme, nous le sommes, certes, mais il y a aussi l'esprit qui échappe au fonctionnement du cerveau.

Notre monde s'ouvre aux différents spiritualismes. Alors, quand il s'agit de la vie et de la mort d'un de nos semblables, allons-nous cautionner le matérialisme et ré-instaurer le règne de la seule quantité ?
Mesurer la dignité humaine à la capacité d'échange visible, perceptible, quantifiable par nos pauvres appareils, c'est méconnaître l'esprit et tout ce qui va au-delà de la pure matière.

Un monde où  l'être aimé est d'office ravi à l'affection des siens, pour la seule raison qu'il est handicapé, ce monde là n'est plus la terre des hommes.

L'humanité alors aura échoué à l'épreuve qui lui est proposée pour accéder à un niveau supérieur.
En tous cas supérieur à sa déchéance post-barbare.

La terre alors deviendra l'enfer.

Par manque d'Amour.

mardi 27 mai 2014

Le Pape François : non à la culture de rejet

intergénérationnel
Eh oui, notre société fait couler pas mal d'encre.
Pour imaginer s'en sortir, on tue et on propose de tuer, mourir, avorter, contracepter, euthanasier, sédater, tout cela pour quoi ?
Pour vivre comme des bêtes - oh, pardon : je ne veux surtout pas injurier les animaux qui vivent bien plus honnêtement que bien des hommes.
On en arrive à faire faire des choix à soulever le coeur : entre vacances (vacuité !) et grossesse, entre voiture et bébé, entre argent, encore de l'argent, toujours de l'argent et la vie ! Mais qui a jamais pris avec lui son fric dans la tombe ?
Alors pourquoi préférer tuer le vieux plutôt que de s'en occuper et recevoir l'inestimable valeur de sa sagesse, de son expérience irremplaçable, de son sourire, de son regard, de sa main qui serre la nôtre ?
La transmission... mais savons-nous encore recevoir et donner ?
Transmettre ce que nous avons eu soif de recevoir et que nous aurons reçu avec gratitude de nos aînés...
Faut relire le Petit Prince, il est toujours actuel, plus que jamais.
Découvrir, lire, relire, entendre, la voix de la merveilleuse petite fille : Jade !

Enfin, ce soir méditons un peu ces appels répétés du Pape François en faveur d'une vie humaine :

"Un système économique digne doit remettre l'homme au centre...
tandis que le système actuel provoque des rejets...
Les personnes âgées sont écartées, ainsi que les jeunes générations.
Ce qui explique la chute des naissances en Europe...
Cette culture de rejet est très grave.
Notre système économique est inhumain."

VIS 27 05 2014