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mardi 29 juillet 2014

lettre de Louis-Raphaël SAKO au Cardinal Philippe Barbarin


Lettre, rendue publique, de sa Béatitude Louis Raphaël SAKO Patriarche de Bagdad à son Eminence le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon Primat des Gaules :
Votre éminence et cher Père, alors que mes pensées aujourd’hui se tournent vers la situation en Irak, en Syrie et à Gaza (Palestine), mon cœur saigne pour les innocents qui meurent ou qui sont chassés de chez eux, et j’éprouve de la tristesse pour la réserve que manifeste le monde civilisé envers nous. Cher Père, la prière et la proximité de ceux qui sont autour de vous dans cette marche de solidarité, permettent que continuent à vivre en nous la confiance et la force nécessaires à l’espérance. La chrétienté d’Orient ne doit pas disparaître. Sa disparition serait un péché mortel et une grande perte pour l’Église et pour l’humanité. Elle doit survivre, mieux encore elle doit vivre dans la liberté et la dignité. Dans cette tempête, veuillez accepter pour vous-même et pour tous ceux qui sont avec vous, l’expression de ma gratitude. Ne nous oubliez pas !
Source : Asia News (26 juillet)

In Observatoire de la Christianophobie

samedi 26 juillet 2014

Discours de Louis Raphaël Sako, Patriarche de Bagdad








Avec vous jusqu'à la fin...

"Je vais commencer mon discours par la Parole du Christ, puisque Sa Parole est source de force et de salut pour nous, les pauvres de ce monde perdu: « N'aie pas peur, petit troupeau » (Luc 12, 32). 
Notre douleur présente est associée à notre condition de chrétien et avec le mystère de notre Pâque. Notre souffrance, si elle est liée à la souffrance de notre Sauveur Jésus, « homme de douleur », va se révéler être une bénédiction, et le salut, pour nous et pour les autres. 
Et les défis actuels sont affrontés avec plus de foi, d'espérance, de prière, et de solidarité et de sagesse. Soyez courageux face à ce que vous affrontez, n'ayez pas peur : vous avez des racines profondes en Irak, ne cédez pas à la frustration et au désespoir, confiants que « tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée » (Mat 26, 52) et que le mal ne dure pas ! 
 Vous êtes la petite graine de moutarde, le Seigneur ne vous laissera pas tomber. Il est avec vous aujourd'hui, demain, et après-demain, et pour toujours. Nous sommes vos pasteurs et, avec notre pleine responsabilité envers vous, nous allons rester avec vous jusqu'à la fin, nous ne vous laisserons pas, quels que soient les sacrifices. 
 Je le répète : n'ayez pas peur; restez forts comme vous l'êtes avec votre foi et votre espérance et votre amour. 
Nous remercions Dieu de vous garder saufs, car, quoi qu'il arrive, votre vie n'a pas de prix. 
La bénédiction de Dieu soit sur vous".



Source : Benoît et moi (24 juillet)

dimanche 13 juillet 2014

Entends-tu ?








Pape François, entends-tu ?
Oui, entends-tu le cri silencieux des âmes qu'on assassine ?

Toi qui a su faire ceci :

Le 7 juillet 2014, le pape François a célébré la messe à sept heures du matin à la chapelle de la Maison Sainte Marthe en présence de trois femmes et trois hommes adultes victimes d’abus sexuels commis par des membres du clergé. Deux de ces personnes venaient de Grande-Bretagne, deux d’Irlande, et deux autres d’Allemagne. 
Le pape, qui les avait brièvement saluées la veille au soir au réfectoire de la Maison Sainte Marthe, les a ensuite reçues individuellement, leur consacrant toute la matinée. 
Le pape a médité dans son homélie la prise de conscience de son péché par l’Apôtre Pierre, pleurant lorsqu’il croise le regard de Jésus déjà aux mains de ses bourreaux (Lc 22, 62). 
Il a exprimé sa reconnaissance au courage des victimes « portant à la lumière une terrible obscurité », témoins du « miracle de l’espérance ». 
Il leur a demandé pardon pour les « crimes graves » commis contre elles ; il s’est engagé à ne pas tolérer le mal commis contre les mineurs, une responsabilité dont « tous les évêques auront à rendre compte ».

Oui, toi qui a su faire cela, et bien d'autres choses de ce genre, oh, je t'en supplie, entends ceux qu'on calomnie, diffame, sur qui on te ment !

Vois quand on te désinforme sur eux, sur ces pauvres, sur ces petits qui ne veulent que Jésus et Marie, et sur qui on te désinforme pour avancer, pour réussir une magouille voulue d'avance depuis des décennies !

Entends les bouches fermées, entends les coeurs qui  pleurent mais se taisent...
Ils se taisent pour ne pas faire honte de l'Eglise, leur mère, par la révélation des crimes de ses membres...

Entends, je t'en supplie, les vies ligotées, les talents gâchés, les âmes assassinées - dans la solitude ou plutôt dans l'isolement complet... sans un guide pour leur faire traverser le péril, sans un avocat pour défendre leur cause, sans un médecin pour soulager leur souffrance !

Regarde les moqueries, le mépris, les promesses non-tenues, les paroles fausses, le sens falsifié, les pièges tendus... regarde les rendez-vous manqués, les paroles falsifiées, les espérances déçues... regarde toutes les manoeuvres pour faire perdre la foi aux pauvres !

Regarde ces pauvres qu'on isole... ces pauvres qu'on cherche à intimider, à terroriser, à empêcher même de prier,de croire... ces pauvres à qui on veut fermer le Ciel... en ne cessant de les scandaliser par cette violence dans l'illégalité qui est permise à ceux qui ont le pouvoir... ces pauvres qu'on pousse en dehors de l'Eglise  car personne, mais vraiment personne, n'ose plus leur tendre la main à cause de la mafia à l'oeuvre dans une église qui dès lors a cessé d'être l'Eglise !

On les pousse dehors, ces âmes innocents, ces pauvres de Jésus, de Marie, dehors de l'Eglise leur Amour à qui elles ont tout donné...

Après plus de 40 ans de fidélité dans la pauvreté, ces âmes doivent choisir entre s'accrocher pour persévérer dans l'isolement, errantes - ou se laisser pousser dehors pour sauver leur FOI EN JESUS !

Oh, toi, qui a voulu avoir un aumônier, pour être tes yeux et tes mains, envoies-le s'il te plaît auprès des plus petits... auprès de ces âmes agonisantes... Qu'elles aient au moins quelqu'un qui entend leur cri et voit l'injustice criante qui leur est faite depuis tant de décennies...

Envoie-le auprès de ceux qui, pour demeurer avec Jésus, se laissent massacrer sans un cri entendu par le pouvoir politique...

Qu'on ne leur demande pas de quitter le Maître pour magouiller...

Mais que le Saint-Esprit te révèle ce que certains s'efforcent à te cacher.

Qu'Il te donne de voir pourquoi est enfouie la sainteté méprisée de la Vierge qui pleure...




mardi 8 juillet 2014

Et puis...




Mon fils n'oublie pas les larmes de ta Mère...

N'oublie pas les martyrs, ici...

Que fais-tu pour eux ?

Je connais des chrétiens nés entre 40 et 55.
De vrais témoins du Christ.
Martyrs dans leur chair et dans leur âme.
Emprisonnés par l'ostracisme dont ils ont été victimes pendant que ceux qui étaient alors au pouvoir (de démolition) les ont réduits au silence.
Et cela continue.

Alors, il ne faudrait pas maintenant ostraciser ces chrétiens de cet âge et ainsi continuer le rejet des confesseurs de la Foi.

Ils ont des trésors à nous donner, à nous transmettre.

Mais nous risquons d'être la génération d'orgueilleux, dont parle la Bible, qui rejette l’instruction de son père et l'enseignement de sa mère.

Auparavant rejetés à cause de leur fidélité, vont-ils l'être maintenant à cause de leur date de naissance ?

Et si nous nous convertissions ?

Alors nous saurions reconnaître l'Esprit Saint à l'oeuvre.


samedi 5 juillet 2014

Le calvaire de Meriam continue






Et maintenant, en ce premier samedi du mois du Précieux sang, prions pour nos martyrs : pour Asia Bibi, pour les vierges du Nigeria enlevées, pour les chrétiens d'Irak, pour tous nos martyrs. 
Prions pour notre Soeur en Christ, notre glorieuse confesseur de la Foi : supplions pour elle afin que Dieu lui donne toute grâce dont elle a besoin.
Et que par son intercession nous devenions nous-mêmes un peu plus courageux et fermes pour le Nom qui seul sauve !
Voici la suite de son calvaire telle que la rapporte l’Observatoire de la christianophobie :
La page Facebook, en anglais, Free Mariam Yahya Ibrahim est animée par Silke Kastner qui est en relation avec l’équipe des avocats de Meriam Yahia Ibrahim. Elle signalait hier, 4 juillet, deux informations d’intérêt.
1. L’audience du tribunal qui devait se tenir à la requête des avocats de Meriam, a été repoussée. Les avocats y contestaient la qualification de “falsifiés”  des documents fournis par Meriam lors de sa tentative d’embarquement à l’aéroport de Khartoum pour rejoindre le Sud Soudan et demandaient l’annulation de la procédure 
2. Un autre procès « imminent » selon cette page Facebook, risque d’être imposé à Meriam. Il s’agit de celui que lui intente son “frère” Al-Samani Al-Hadi. Sur ce personnage, qui aimerait bien tuer de ses propres mains Meriam pour venger son “honneur”, l’on sait désormais qu’il s’agit d’un demi frère de Meriam que le père de l’infortunée chrétienne aurait eu d’un nouveau mariage contracté après son abandon du foyer conjugal alors que Meriam avait 5 ou 6 ans, qu’elle a toujours affirmé ne pas connaître ce “frère”, qu’elle n’a jamais vu et qui n’a pas été élevé avec elle ! Selon la loi en vigueur au Soudan, ont expliqué les avocats de Meriam à Silke Kastner, le père et la mère d’une fille ont tout pouvoir sur elle et décident ce qu’elle doit faire et avec qui elle doit se marier. Le “frère” prétend vouloir qu’un tribunal lui accorde ce pourvoir de “propriété” sur Meriam à la place de ses parents ! Pour l’heure, à ce que l’on sait, la requête de Al-Samani Al-Hadi n’a pas encore été déposée auprès d’un tribunal…

jeudi 3 juillet 2014

Qui est le plus grand ?








C'est bien cela, Seigneur !
Rien n'a changé....
l'homme est aussi pécheur que quand Tu marchais sur la terre !

Oui, hélas, c'est bien cela.

Ton Eglise, Elle, est toujours jeune de son espérance.
Mais dans ses membres, elle vieillit.
Sur le vieux continent en tout cas (pour le reste, je ne sais trop),  il n'y a presque personne à la Messe ; tes prêtres prennent "du repos" le lundi et ne célèbrent pas la Messe pour les quelques-uns qui iraient...

Peut-on Seigneur, vouloir se reposer de la Messe ?
Le ministre n'est-il pas serviteur de l'Eucharistie ?
Jésus-Eucharistie, qu'il sert parce qu'Il est Dieu... et qu'il sert à son peuple... parce que le peuple a Faim et Soif !
Oui, l'Eglise fait l'Eucharistie... mais l'Eucharistie fait l'Eglise !

Et Ton Eglise, Seigneur, elle est en agonie...
Le sang perle et ruisselle sur son corps, ce sang qui lui vient de l'angoisse mortelle où ses ennemis la jettent. Comme Toi, un certain Jeudi Saint...
Dans le Jardin de Gethsémani...
Juste après t'être donné, totalement, au Cénacle au cours du repas pascal.
D'où l''un d'entre tes disciples est parti. Pour te livrer....
Mais pas avant que Toi, Tu ne te sois livré Toi-même, pour nous....
Livré d'avance : la Passion est dès lors réalisée... sous un mode sacramentel mais réel.

Et pendant ce temps-là, au milieu de Tes adieux bouleversants... tes disciples, Seigneur, tes proches... les grands, les colonnes de l'Eglise... ils parlent entre eux pour savoir qui d'entre eux était le plus grand. 
Le plus grand, Seigneur !
Le plus grand... ! après que Tu leur aies tant de fois révélé que ton Coeur est pour les petits...pour les pauvres... pour les sans appui...!

Tes évangélistes le soulignent bien... Ils te laisseront seul dans l'Agonie, eux dormiront.., parce que, pendant l'Institution de l'Action de grâce, de l'Eucharistie, pendant l'anticipation de ta Passion, ils étaient ailleurs.
Toi Tu étais d'En Haut, mais eux, d'en bas.

Toi Tu n'es pas de ce monde, mais eux, à ce moment précis, ils étaient du monde... le monde de ces hommes à qui Tu as pu dire : "comment pourriez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres et de la Gloire qui vient du seul vrai Dieu,vous n'avez nul souci."
Oui, ils sont bien de ce monde, eux dont l'âme est appesantie par la recherche de la première place avec la comparative ! Etant dans la division du multiple des comparaisons, comment pourraient-ils être capables dès lors d'être UN avec l'UNIQUE.

Même si dans ta grande Prière, Tu peux dire l'inverse, après les bouleversants adieux... pendant que Toi, Tu t'es livré, eux se regardent... regardent la gloriole.
La gloriole religieuse... la pire !

Comme aujourd'hui, Seigneur...
Le saint est au tombeau, invisible... et ses "disciples" se déchirent... pour imposer par la ruse ou par la force "qui est le plus grand parmi eux", parmi elles...

Il n'y a que Marie qui se tait, qui se laisse faire, qui ne magouille pas, qui ne s'interroge pas sur sa place...
Qui garde tout dans son Coeur.
Son Coeur Immaculé.
Son Coeur si pauvre...
Son Coeur mendiant d'Amour... seulement d'Amour...

Ton Eglise, Seigneur, est en agonie...  agonie de l'âme...  et du corps...

Puis cela va être (et c'est déjà dans bien des endroits s'étendant de plus en plus sur tout le Corps Mystique) sa condamnation à mort, sa flagellation, son couronnement d'épine (oui, d'épines ! les épines de la dérision et des moqueries, du cynisme et des ricanements),  puis le portement de son instrument de supplice.
Jusqu'à la  mise en croix (ceux qui vous tueront croiront rendre un culte à Dieu : ils en arriveront là pour n'avoir connu ni mon Père ni moi...), et de l'apparent abandon de Toi, son Dieu...

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonnée ?! 

Pourquoi as-Tu abandonné ton Eglise, celle qui t'a obéi, qui traverse toute la déréliction, toutes les moqueries, toutes les diffamations y compris celle qui la désignent comme LA coupable contre Dieu... faisant porter sur elle tous les péchés des autres... pour la tuer à petit feu, pour la dénigrer... pour que son message ne passe pas... pour la condamner à la mort atroce de la lente usure, celle de l'emprisonnement, celle de l'ostracisation...
Pourquoi...?

Pourquoi, Seigneur, as-tu abandonné apparemment ton Eglise, la fidèle, celle qui ne cherche que Toi, celle qui n'aime que Toi, celle qui est torturée pour Toi ? Celle qui s'est faite obéissante jusqu' à la mort.... à Toi... pour Toi...
Pendant que tout sourit à qui fait ce qu'il veut...
Pourquoi ?

Et, finalement, la mise au tombeau... où tout apparaît fini.
Où seul le silence absolu du dépouillement du coeur veille...
la mendiante...
Marie...



dimanche 29 juin 2014

Le Pape François sur la persécution anti-chrétienne






« Les ordonnancements juridiques, nationaux comme internationaux, doivent reconnaître, garantir et
protéger la liberté religieuse, droit inhérent à la nature humaine, à sa liberté d’être libre.

Ce droit est également un indicateur pour la qualité démocratique et une des caractéristiques de la légitimité de l’Etat. Inclue dans les constitutions et les lois, la liberté religieuse favorise en outre le développement du respect entre les confessions et leur bonne collaboration à la vie de la société, sans qu’il y ait de confusions de rôle ni de tensions…

C’est un motif de souffrance de constater que tant de chrétiens de par le monde subissent plus que
d’autres de multiples discriminations. La persécution anti-chrétienne est supérieure de nos jours à celle
des premiers siècles de l’Eglise. Il y a plus de martyrs chrétiens qu’avant que Constantin concède la
liberté de culte il y a dix sept siècles.

J’espère vivement que ce congrès illustrera avec toute la rigueur scientifique nécessaire les raisons qui obligent les ordonnancements juridiques à respecter et garantir la liberté religieuse ».

Rome 20-21 juin 2014 congrès sur la Liberté religieuse

vendredi 27 juin 2014

Cardinal Philippe Barbarin : "Je supplie"







Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d’Orient.

En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l’angoisse de nos frères.

Mardi soir, j’ai reçu l’appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako, que j’avais eu la joie d’accueillir à Lyon en mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d’évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir.

L’éradication des minorités religieuses n’est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins : c’est leur but affiché.
En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d’Irak n’est pas un grand générateur d’émotions.

Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d’Orient ? Plusieurs raisons l’expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays : les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme : la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l’inacceptable.

Le fait qu’ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n’arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu’une compassion polie, tardive et peu suivie d’effets.

Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n’empêche grand-monde de dormir ;
ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération... de quelques heures, puisqu’elle a de nouveau été arrêtée.

Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s’y opposer simplement, fortement, fermement.

Le réflexe communautaire d’un groupe humain l’invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d’aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l’Evangile.

Mais, de grâce ! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.

En 1794, l’un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s’est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent : ils firent le serment de ne jamais parler de l’horreur qu’ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever.

Aujourd’hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l’afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d’Irak. Entendez-vous le cri qui monte ? C’est celui d’un camp de réfugiés. Qaraqosh n’est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.

Le Patriarche me disait hier qu’une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d’abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n’attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés.

Lorsque Jean-Paul II m’a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice : c’est le rappel du sang des martyrs.

C’est pourquoi j’appelle aujourd’hui les chrétiens d’ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d’Orient.

Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles.
Je veux leur redire les paroles du Patriarche : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »
Je propose d’encourager les associations œuvrant actuellement dans la plaine de Ninive.

Je supplie les chrétiens d’ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’aide d’urgence de venir en aide aux survivants.

J’ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l’un de ceux qui en a le plus besoin.
Je suggère qu’un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l’année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d’Irak.

J’invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.

Que les héritiers de saint Pothin deviennent les frères de ceux de saint Thomas, apôtre de l’Orient.

Comme l’a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang : ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l’on martyrise : ce sont des chrétiens.
Il est d’ailleurs à craindre que les persécutions ne s’arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd’hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent.

Car ce sont des hommes que l’on tue, dans le silence, entre deux ola d’un stade de foot brésilien.

Le Patriarche me l’a dit : « Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l’espoir est fragile. » Et si leur espoir était aussi entre nos mains ?

Le pape François le rappelle : « Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux ! Jésus est avec eux. Nous aussi. » Nous aussi !

Philippe card. Barbarin
Archevêque de Lyon
Source : Le Figaro, édition du jeudi 26 juin 2014.

jeudi 26 juin 2014

Pleure, Eglise, mon Amour !










Pleure, mon Eglise ! Pleure !

Ne pleurniche pas, ce n'est pas digne de toi !
Mais pleure ! comme, et avec, la Mère des Douleurs...
ta Mère !

Afflige-toi et déchire tes vêtements ! Ils ne sont pas ce qui te sied ! Ils ne sont pas à ta taille non plus... et surtout, ils ne sont pas faits pour toi par ton Epoux !
Regarde tes vêtements de parade - pendant que tes membres sont flagellés tout nus, pendus, crucifiés, enterrés vivants (au sens propre et figuré aussi !)... comme ton Chef !

Pleure, mon Eglise, pleure...  oui, verse peut-être quelques larmes sur tes fils martyrs ; mais pleure surtout, pleure infiniment plus, sur ceux qui ne le sont pas ! ceux qui se partagent les dépouilles des martyrs... des martyrs sanglants ou non sanglants...

La honte et la nudité n'est pas pour ceux-là mais pour ceux-ci, qui croient être vêtus de leur vêtement de parade, d'apparat...  car ils essaient d'avoir des "amis" parmi les puissants d'ici-bas pendant qu'ils trahissent Jésus, leur Seul Ami ! et ils essaient d'avoir des réseaux - alors que l'Eglise est catholique et que son seul réseau doit être le souffle du Saint-Esprit.

Ces amis sont des Baals devant qui ils veulent que tu te prosternes... ne serait-ce que par la complicité de ton silence !

Pleure mon Eglise, ma Passion, pleure, mon Amour, pleure sur tes enfants qui te trahissent !

Par leur fourberie et leurs intrigues, par leur arrivisme et leur jalousie, par leur désir de "réussir" en mentant que c'est pour la gloire de Dieu alors que c'est pour leur propre gloire qu'ils se contentent de tirer les uns des autres, pleure, oh, Mère trahie, dépouillée de tes enfants les plus fidèles qu'on assassine sous l'islam et qu'on emprisonne en Europe.

Pleure parce que ceux qui ont prédit et qui auraient pu empêcher le massacre, depuis des décennies pourrissent dans les prisons de la mise au ban par tes faux-enfants qui n'obéissent pas au doux Pasteur de la terre, au doux Vicaire du Christ !...

Pleure, pleure ! parce que tu as de saints Papes aujourd'hui comme hier, mais tes enfants ne les écoutent pas aujourd'hui, comme ils ne les ont pas écoutés hier : ils ont ostracisé, mis au ban, réduit au silence, marginalisé les plus fidèles, les plus ferventes, les plus évangélisatrices de tes âmes...

Pleure, pleure ! parce que autre les puissants,  autre les inspirés...

Pleure, parce qu'ils tuent tes prophètes...  certes oui, en leur ôtant la vie sous l'islam, mais plus encore en leur ôtant la parole en Occident...

Pleure, oh Mère, pleure tes enfants, tes toutes petites âmes, qui auraient pu réveiller,  à mains nues,  de leur somnolence criminelle tes diocèses repus, pleure celles qui, par leur petitesse, leur douceur, leurs yeux innocents, avaient de quoi réveiller tes traîtres soûlés de leurs âpretés au gain, repus des viandes immolées à leurs idoles, leur Baal, leurs pactes avec le monde... celles-là,  l'armée des humbles âmes,  ils les ont enfouies dans le sable, exilées, emprisonnées, étouffées... jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Et elles ? elles ont obéi... pour ton plus grand malheur...

Si elles avaient reçu un peu de ce pouvoir accaparé par les "sages et les savants", elles auraient pu transmettre ce que le Père leur a révélé, à elles, ces âmes de tout petits...

Elles auraient pu, elles, par l'arc-en-ciel de leurs innocents sourires à travers leurs larmes, faire entendre la voix du Bon Pasteur et de son doux Vicaire sur la terre...

Elles auraient fait, elles, les pauvresses de ton coeur, le véritable dialogue oecuménique et interreligieux : celui des tout petits enfants, adorateurs de la Miséricorde et de la Bonté de Dieu...

Elles auraient fait cesser la guerre par la bonté d'une Mère...

Mais non ! tes faux fils les ont exilées, les ont emprisonnées, les ont diffamées, calomniées, pour les réduire au silence... Et, pour ton plus grand malheur, ils y ont réussi...

Alors, maintenant, pleure, oh Mère, pleure... mais, peut-être aussi, implore pour eux la grâce de réparer... s'il n'est pas déjà trop tard, ce qui est loin d'être certain...

Pourtant, essaie, oh Mère... essaie d'obtenir pour ces tortionnaires, même à la onzième heure, la grâce de réparer...
Oui, la grâce de vivre enfin ce que ton pape François enseigne : cesser les calomnies, les diffamations, les divisons...

Et couronner dans ton royaume d'amour
les pauvres petites âmes meurtries...
les martyrs sanglants...
et non sanglants...
tes enfants !


mardi 24 juin 2014

Un pain donné pour changer la vie



Si nous nous éprouvons bien nous-mêmes, avant de le recevoir, comme le recommande Saint Paul, si nous le recevons dignement, Dieu lui-même nous assimile à lui. Ceci arrive lorsque nous savons nous dépouiller de notre propre moi, lorsque nous cessons, en quelque sorte d'exister pour tout ce qui n'est pas Dieu. Mieux les aliments que nous mangeons sont assimilés, plus ils cessent d'être ce qu'ils étaient avant d'être consommés.

Veux-tu savoir alors si Dieu s'est bien nourri de toi, s'il a pu t'assimiler à lui ? Vois donc si tu le sens présent en toi et si tu te sens en lui. Car il dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang, celui-là demeure en moi, et moi en lui » (Jn 6,56).

Si tu veux que le Seigneur puisse t'assimiler, il faut que tu cesses d'être ce que tu es, comme la nourriture doit être transformée en celui qui la mange.

Veux-tu être vraiment changé en Dieu ? Laisse ce que tu es ! Il te faut pour cela, t'approcher souvent du Sacrement de l'autel. C'est lui, le Christ présent dans ce sacrement, qui t'attirera, de telle sorte que ton vieil homme sera peu à peu intérieurement transformé.

Ce Pain spirituel que tu manges dans l'Eucharistie te séparera peu à peu de tout toi-même. Examine donc si, après avoir mangé ce Pain, ton cœur est plus détaché de tout ce qui n'est pas Dieu. Si la vie qu'il t'a communiquée ainsi a pénétré tout ton être, tes sens, tes habitudes, tes paroles et tes actions. Alors le Sacrement du Pain consume et rejette de toi ce qui est mauvais. Dieu entre vraiment en toi. Et il manifeste sa présence dans toute ta conduite, ton amour, tes pensées et tes intentions (...). Il change l'homme que tu es ; toute ta vie est alors façonnée et dirigée par Dieu ; vers lui nous sommes attirés et par lui assimilés.

Jean Tauler o.p

lundi 23 juin 2014

Le Ressuscité est toujours là






Le Ressuscité est toujours là !

Christ n'est pas présent au monde à la manière d'un fluide diffus dans l'espace.
Ressuscité corporellement, il vient par des chemins bien tracés.
Multiples sont ces chemins. Maître du monde par sa Résurrection, Christ y entre par diverses portes.

Il s'y rend présent par le sacrement fondamental, l'Eglise qui est son corps.
Par la Parole des Ecritures et la prédication authentique de la foi, qui est une irradiation de la gloire du Ressuscité.
Tous les moyens de salut sont des chemins de la venue, des formes de l'apparition, des lieux de la rencontre pascale.

De cette venue et de cette communion, l'Eucharistie est le sacrement éminent.
Elle est la fidélité manifeste de Jésus à sa promesse : je viens à vous. (Jn 14,18.28)...

C'est comme présence du Christ à l'Eglise que l'Eucharistie a été vécue par les premiers chrétiens qui, disent les Actes des Apôtres, rompaient le Pain à la maison en allégresse et simplicité de cœur (Ac 2,46).
Dans la joie, qui est celle de la rencontre du Ressuscité, celle du jour ultime.

Dans la suite, c'est le premier jour de la semaine qu'ils se réuniront, en ce jour pascal de Résurrection et d'Apparition.

Aujourd'hui, Jésus ressuscite, en notre monde, dans la visibilité de ce signe...
Jésus est vivant...
Christ n'apparaît pas, en effet, dans le sacrement, vingt siècles après la Résurrection.
C'est dans l'acte même de sa Résurrection qu'il vient, qu'il apparaît dans la foi, par l'unique action divine qui le glorifie pour nous...

Par le Pain et le Vin consacrés, Christ ressuscité vient à la rencontre de l'Eglise en ce monde.

François-Xavier Durrwell

dimanche 22 juin 2014

C'est à notre foi que le Seigneur livre son corps









Quand le pain devient le corps du Christ et le vin son sang, 
rien ne semble se passer pour l'incroyant.
  
Le mystère révélé par le ciel dans l'eucharistie n'est accordé qu'à la foi.

Mais ce qui est à l'origine de la transsubstantiation,
ce n'est pas la foi de l'individu qui assiste à celle-ci, 
cette foi qui lui est transmise par l’Eglise ; 
là c'est le ministère de l'Eglise
dans laquelle s'instaure une liaison immédiate entre le ciel et la terre.

Ainsi la transsubstantiation est-elle distincte de la communion : 
la transsubstantiation est un mystère du Seigneur,
offert à l’Eglise,
qui s'opère par le ministère, 
sans qu'y intervienne la foi du célébrant…

On peut dire que le miracle de la transsubstantiation se vérifie dans l'Eglise : 
et cela, non en vertu de la foi de l'Eglise, 
mais en raison de la promesse du Seigneur faite il y a des milliers d'années.

Ce qu'il a promis comme homme, il le tient dans le ciel ;
c'est un don sans retour.

Mais il ne le donnerait pas si, à travers les siècles, l'Eglise n'avait pas la foi 
par laquelle elle se trouve dans une ouverture constante sur le ciel
et dans une communion avec lui : 
c'est à cette foi que le Seigneur livre son corps 
qui a le pouvoir de transformer ceux qui le reçoivent
et d'agir en eux en tant que vie éternelle…

Au fond, il n'a fait qu'un pas de plus :
autrefois il vivait au milieu de nous ; maintenant il vit en nous.

Il a implanté le mystère de son incarnation dans chacun des fidèles.

Et c'est à partir de chacun d'eux qu'il agit ; 
il transporte maintenant en eux,
par la communion,
le point de réverbération du ciel…

Un reflet du ciel jaillit en un point du monde, 
 d'une lumière sans atténuation, sans accommodement, 
et dotée du pouvoir de transposer l'homme
avec toute son activité
dans le ciel.
  
Adrienne von Speyr, in Les portes de la vie éternelle (Ed. Lethielleux)



 

samedi 14 juin 2014

Qu'elle soit libre, ton Eglise !






Esprit de Liberté, libère ton Eglise !

Libère-la encore et encore jusqu'à  la liberté plénière des enfants de Dieu !
Avec ton fils, le Pape François, nous t'en prions !

Libère-la de ses oppresseurs extérieurs, de ceux qui égorgent Tes enfants ! Ceux qui parlent du Miséricordieux, mais ne l'imitent pas ! Or ce qui est violent va contre la liberté.

"L'heure vient même où ceux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. Ils en arriveront là pour n'avoir connu ni mon Père ni Moi".

Est-ce l'un des visages de l'Antichrist ? "Le voilà, l'Antichrist : il nie à la fois le Père et le Fils".

Et pourtant, Seigneur, si je Te demande de libérer ton Eglise de l'oppression de ceux-là, c'est par compassion de la vie sur terre de tes enfants égorgés, violés, battus, torturés.
Mais ce n'est pas pour leur victoire, car leur victoire, elle est déjà là. En Toi. Comme Tu l'as promis. 
"Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage : J'ai vaincu le monde".
Et, par ta grâce, "eux-même l'ont vaincu par le sang de l’Agneau, car ils ont méprisé leur vie jusqu' à mourir"!

Mais pour ton Eglise, Seigneur, je te demande une libération plus forte !
Libère-la de toute tendance à la mondanité spirituelle dont le Pape François nous a mis tant de fois en garde.

Libère-la de ses fausses alliances, celles, non plus entre le trône et l'autel, mais entre les chefs des courants mondains majeurs et l'autel...
Qu'il ne puisse plus être dit que ton Eglise finit par s'accommoder de tout. Même si ses membres pécheurs le font. Pour survivre.

Qu'elle "ne craigne pas les souffrances qui l'attendent".
Car aucune chaîne ne peut enchaîner la liberté d'aimer Dieu et il faut plus que des fusils pour tuer un homme.

Ton épouse, Seigneur, rends-la totalement libre de ce monde, qu'elle ne cherche à plaire qu'à Toi et à Toi seul !

Qu'elle n'accommode jamais ta Parole, ton Evangile, à la sauce de ce monde même pour se faire accepter.

Qu'elle se souvienne toujours que la véritable liberté est celle d'aimer. Jusqu' à donner sa vie...
Et de son Epoux, le Christ aux outrages, et de sa Sainte Face qu'elle se souvienne.... et alors jamais elle ne craindra de "perdre la face". Oui, "qui m'a vu a vu le Père"...
Qu'elle se perde dans Ta Sainte Face, miroir resplendissant de la Divinité.

Pour ton Eglise, Seigneur, je te demande la liberté suprême !
La liberté face au péché, face aux peurs de ses membres, face à leur attachement à la  terre, à ce qu'ils possèdent de matériel, de spirituel, de surnaturel aussi mais qui est tout de même moins que Toi et ta volonté salvifique.

Qu'elle accepte le saut dans ton Coeur, à Toi qui as accepté le "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" pour que nous sachions qu'entre le fond du gouffre et nous, il y a toujours  Toi... le Dieu de Bonté !

Oui, qu'elle soit libre, ton Eglise, Seigneur !

Libérée de ses paperasses,
délivrée de ses peurs,
de sa crainte des oppresseurs, sanglants et non sanglants,
qu'elle soit libre pour laisser "entrer" et "sortir" ses membres, tous ses membres, chacun de ses membres...
Mais librement... En toute liberté des enfants de Dieu...
Pour faire connaître à tous ton Amour et ta Bonté, Seigneur !

Libère-la surtout de ses rivalités de groupes,
libère-la de l'horrible péché de médisance, de calomnie, de diffamation !

Libère-la de la jalousie qui fait dénigrer le messager mais aussi le message qu'il a proclamé !
Qu'elle voie que son plus grand mal est là !

Et ne pourrait-elle pas se dispenser de l'exigence de stempels pour "autoriser" ses membres à accomplir leur devoir élémentaire de T'annoncer à temps et à contre-temps ou encore à répondre à leur vocation spécifique ?
Faut-il vraiment circonscrire le Feu  de Ton Amour ?
Au début de ton Eglise, l'Esprit Saint suffisait...
Et maintenant ?

Qu'elle s'en remette à Toi, Saint Esprit de Vérité, qui es Dieu et qui es missionné par le Père et le Fils pour la conduire !

Qu'elle largue les amarres et se laisse porter par le Vent de ton Amour, qu'elle vogue librement ! sachant que le Dieu d'Amour est  incomparablement plus fort que toutes les forces contraires.

Qu'elle croie et proclame que mieux vaut perdre le monde entier mais garder Ta Grâce plutôt que gagner le monde entier mais perdre Ta Grâce.

Qu'elle demeure dans la Source par son coeur et qu'elle avance au large par ses membres !

Et que, toujours, en et par Marie, sa Mère, dans le Coeur de l'Eglise, elle garde l'Amour.




vendredi 13 juin 2014

Libera nos !







"Celui qui commet le péché est esclave du péché. 
Si le Fils vous libère, alors vous serez réellement libres !"

Libres...
On parle tant de la liberté, Seigneur, mais jamais nous n'étions moins libres qu'aujourd'hui !

La Terre toute entière est une vaste prison, dorée par endroit, sordide ailleurs et la plupart du temps.
Mais prison toujours prison partout, c'est cela qu'est devenu la Terre, notre Terre, celle que Tu as créée pour nous et dont Tu as pu voir alors que "cela était bon".
Bon comme tout ce que Tu fais.
Mais tout ce qui est bon par et avec Toi - devient prison, enfer, sans Toi, Seigneur !

L'homme a voulu te chasser, Seigneur, de la Terre que Tu lui as donnée pour qu'elle soit un lieu en harmonie avec sa vie et avec la Vie. Et il en a fait un lieu hostile, de plus en plus hostile et inhabitable, un lieu de plus en plus abîmé et de plus en plus surveillé pour qu'on puisse encore y tenir. Sous la contrainte, les menaces de tous ordres... souvent inavouables car les victimes s'imaginent coupables d'être victimes - par un  renversement diabolique des situation humaines devenues inhumaines.

L'homme n'a pas voulu de Toi, Seigneur. Il t'a imaginé à son image qu'il avait auparavant défigurée. Il ne voulait pas d'un Dieu Amour Créateur et Providence... Il a voulu être dieu - et a vu ce que ça a donné... un dieu de crainte et de surveillance car tremblant avec raison devant les autres "dieux" : ses semblables...... ses concurrents...

Et Ton Eglise, Seigneur, c'est là qu'elle avance, qu'elle accomplit sa mission avec les membres qui lui viennent de cette prison.

Que Ton Eglise, elle soit donc, elle au moins, un espace de liberté !

Viens, Esprit de liberté, viens, Seigneur, car il n'est pas de liberté sans Toi !

Viens, Esprit de liberté et rends nous libres pour Dieu, rends-nous libres devant les épreuves, qu'elles ne puissent pas nous entraîner loin de Toi.

Apprends-nous à adorer le Père Infiniment Bon, l'adorer en Esprit et en Vérité, par le Paraclet et le Verbe, l'adorer pour devenir un peu plus libres..

Libres pour vivre et aimer.

Libres pour offrir notre vie et notre mort en enfant de Dieu...

L'offrir en sacrifice de louange et d'action de grâce... en un sacrifice qui sera, avec nous, offert par la Mère du Bel Amour . Qu'elle l'unisse à celui du Fils Bien-Aimé qu'Elle seule a pu offrir jusqu'au-delà de la mort, de l'ouverture du Coeur Miséricordieux... à travers le Grand Samedi de l'Espérance et de la Foi - qu'Elle seule a su garder... Elle, la Servante du Seigneur... Elle la Vierge Immaculée, la Mère de Dieu... Elle notre Mère... ta Mère... ma Mère...

Servir Dieu c'est régner !

Viens, Esprit de liberté ! Viens et rends-nous libres dans cet esprit d'adoration qui seul, libère la créature de tout ce qui l'emprisonne, de toutes les contingences, de toute oppression humaine et diabolique.

Viens,  donc, oh, Esprit de liberté, Esprit d'adoration et d'amour filial, viens libérer les esclaves que nous sommes....

Esclaves du politiquement correct, du religieusement correct... du qu'en dira-t-on et de l'égoïsme, de la mesquinerie et du respect humain

Esclaves de la matérialisation de nos désirs, du carcan matérialiste ou idéaliste de la pensée enfermée dans des systèmes et ne sachant plus voler, par le réalisme de la terre qui "vint au secours de la Femme", ta créature, voler vers Toi, son Créateur et son Père...

Viens, Esprit de liberté, libère-nous des idéologies, des idolâtries innombrables qui nous tiennent d'autant plus qu'elles ne disent pas leur nom, et ne laissent qu'une vie vide et ratée...

Libère-nous des vaines compétitions, de l'oubli de l'Amour, de l'assoupissement de l'âme, de la torpeur de l'esprit !

De la résistance à l'Esprit Saint - délivre-nous, libère-nous, préserve-nous Seigneur !!

De la paresse et de l'acédie, de l'indifférence et de l'égoïsme, de l'égocentrisme et de la mesquinerie, de l'égolâtrie et du désespoir qu'elle entraîne, du cynisme et de la perte de la foi, du refroidissement de la charité... - délivre-nous, libère-nous, préserve-nous Seigneur !

De mensonge et de l'hypocrisie, des vains bavardages et des médisances, de la diffamation et des calomnies, de la désinformation et de l'ostracisme, de la rancoeur et de la vengeance, de l'orgueil et de l'isolement...  - délivre-nous, libère-nous, préserve-nous, Seigneur !

Et de l'exaltation de l'autonomie au-delà de la relation d'Amour avec Toi ... -  délivre-nous, libère-nous, préserve-nous Seigneur !

Et de l'exaltation de la valorisation au-delà de l'humilité devant ta Croix et ton pardon... - délivre-nous, libère-nous, préserve-nous Seigneur !

Et de l'exaltation de la sécurité au-delà de l'espérance en Toi  - délivre-nous, libère-nous, préserve-nous Seigneur !

"Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis !"


.


samedi 7 juin 2014

Avec Toi, j'appelle...

Oh, Mère,
c'est l'ultime attente...
Avec Toi, j'appelle : Viens Esprit Saint !


Viens...!
Renouvelle ton Eglise !

Qu'elle soit pauvre en esprit,
Qu'elle soit douce,
Qu'elle soit miséricordieuse,
Qu'elle soit affligée de ce qui afflige son Chef,
Qu'elle ait toujours faim et soif de la seule Justice qui est la sainteté même de son Epoux,
Qu'avec un coeur pur, elle sache voir Dieu partout et en tous, si caché soit-Il,
Qu'elle soit artisan de Paix dans ce monde en guerre,
Qu'elle sache se réjouir et être dans l'allégresse au milieu des persécutions, pour Ton Nom !
Et qu'elle sache toujours porter et rayonner ce Nom Béni dont elle est marquée pour l'éternité !

Mère Très Sainte,
obtiens l'Esprit Saint en plénitude pour l'Eglise,
mais obtiens-Le surtout pour les pauvres et les petits dans cette vaste Eglise...

Pour les calomniés et les rejetés,
pour les exclus de tout travail,
pour les oubliés, les abandonnés,
pour les inconnus, les inutilisés,

Pour les torturés et les manipulés, 
pour les affligés et les persécutés...

Pour les ostracisés, et les boucs émissaires,
pour les étiquetés et pour les ignorés...

Pour ceux devant qui les portes se ferment
et  pour ceux devant qui elles ne se sont jamais ouvertes...

Pour ceux qui, devant l'étalage des offres spirituelles, savent qu'on leur dira :
"ah, mais ce n'est pas pour vous"...

Pour ceux qui y croient et voudraient participer - et ont la déception de s'entendre répondre :
"oui, bien sûr... mais pas vous !"

Pour les vies brisées par des harcèlements subis ou supportés en silence par Amour pour Toi...

Pour ces pauvres et ces petits, promis à la mort lente par étouffement spirituel que tant de "bien vus" souhaitent et hâtent.

Que l’Esprit Saint, l'Amour, le Consolateur, le Défenseur, le Père des pauvres, l'Unique Epoux, leur soit donné,
même si personne ne prie pour eux.

Toi, Marie, Toi, je sais que Tu leur donnes d'autant plus Ta prière !

A eux... Tes enfants chéris...

vendredi 6 juin 2014

Jésus, de Ton Eglise, souviens-Toi !



Jésus, Sauveur,
de Ton Eglise, née de Ton Coeur ouvert pour nous tous, souviens-Toi en ce jour !

 Pour que l'Eglise soit toujours la Vigne du Père,
 Qu’elle soit toujours Ton Corps, oh, Christ,
 Qu’elle soit toujours le Temple du Saint-Esprit !  Seigneur, nous Te prions !

Qu'elle persévère dans la prière avec Marie,
 Qu’elle soit unie à Toi, Jésus, comme les sarments au cep, Seigneur, nous Te prions !

 Qu’elle soit toujours priante
 Qu’elle soit toujours missionnaire
 Qu’elle soit toujours humble
 Qu’elle soit toujours docile à son Epoux, Seigneur, nous Te prions !

 Qu’elle soit toujours une
 Qu’elle soit toujours sainte
 Qu’elle soit toujours catholique
 Qu’elle soit toujours apostolique, Seigneur, nous Te prions !

 Que chacun de ses membres grandisse dans la sainteté, Seigneur, nous Te prions !

 Que chacun de ses membres confesse d’être en même temps pécheur et sauvé
 Que chacun de ses membres choisisse à tout instant Jésus pour son Sauveur personnel
 Que ceux à qui Tu as donné le ministère de pasteur l’exercent selon ton Cœur, Seigneur, nous Te prions !

 Qu’elle soit le sel de la terre
 Qu'elle soit la lumière du monde, Seigneur, nous Te prions !

 Qu’elle soit la servante du Seigneur
 Qu’elle veille fidèlement dans la prière
 Qu'elle sache être l'enfant de Marie, la Mère que Tu lui a donnée, Seigneur, nous Te prions !

 De la division, préserve-la Seigneur,
 De l'hypocrisie, préserve-la Seigneur,
 Du reniement pratique, préserve-la Seigneur,

 Sous le souffle de l’Esprit-Saint, maintiens-la Seigneur !

jeudi 5 juin 2014

En Cénacle pour Ton Eglise...



 


Dans trois jours, c'est la Pentecôte, Seigneur...

Il me faut, avec ardeur, prier pour Ton Eglise.
Implorer pour elle une nouvelle Pentecôte d'Amour et de fraternité !

Comme il y a 2000 ans, être "en prière avec Marie, la Mère de Jésus et avec ses frères".

Pour l'Eglise, avec Marie et avec tes frères, Seigneur, tous tes frères, partout dans le monde et dans tous les temps, je te prie, Seigneur.

Pour qu'Elle soit toujours Ton Eglise !
Pas la nôtre, Seigneur, surtout pas la nôtre !
Mais la Tienne, Seigneur, Ton épouse, à Toi, telle que Tu l'as toujours voulue !

Alors, préserve-la, Seigneur :

Du carriérisme en son sein,
de la jalousie religieuse,
de la désinformation,
de la diffamation
et de la calomnie, préserve-la, Seigneur !

Des comparaisons entre ses membres,
de tout esprit vain,
de tout esprit mondain,
de toute simonie pratique
et de toute compromission avec le monde, préserve-la Seigneur !

De l’oubli de ta Présence,
du découragement,
de la vaine gloire,
de la présomption
et du désespoir, préserve-la, Seigneur !

Du refroidissement de la charité,
de la perte de la foi,
de la lassitude dans la prière,
de la concupiscence
et de tout égoïsme, préserve-la Seigneur ! 

Des rivalités en son sein, 
des guerres intestines, 
de l’esprit de clocher,
de toute paresse à la servir
et de toute avidité à se servir d'elle, préserve-la Seigneur !

Des hérésies,
des schismes,
de la stagnation, préserve-la Seigneur !

De l'affaiblissement de la foi,
de la mondanisation de l'espérance,
du refroidissement de la charité, préserve-la Seigneur !

Du respect humain dans le témoignage,
de la dureté de cœur dans le jugement,
de la tiédeur envers Toi - préserve-la Seigneur ...

Dans Ton Amour Infini, garde-la, Seigneur !






lundi 2 juin 2014

Criez-le sur les toits !

Oui, Seigneur,
c'est Toi qui as dit :
"ce que vous entendez au creux de l'oreille,
prêchez-le sur les toits" !

Et moi, ton petit gâte-sauce plein d'enthousiasme,
je le voudrais bien, ça !

J'ai d'ailleurs essayé, Seigneur, de faire cela
dans ton Eglise - mais là, c'était le bâillon !

'"Il faut évangéliser" - qu'ils disaient ! Mais alors, sans doute il y avait trop de monde qui voulait Te suivre ? Parce que c'est sans cesse et toujours des contrôles et des coups de freins, Seigneur.

Pourtant, hier encore ton serviteur François a plaidé pour la liberté de la Grâce  : "soyez des dispensateurs et non des contrôleurs de la grâce de Dieu".

Il a souvent dit aussi, évidemment, que l'Eglise n'était pas un bureau de douane.

Mais, le Pape François il est loin. Il sert, lui, à redorer l'image de ton Eglise, mais pas à être écouté. Il sert à être montré aux autres, mais pas à être suivi, quoi.

Alors, nous, on en est à l'Eglise bureau de douane.

Il a dit aussi, François, ton Pape, qu'il faut que les jeunes mettent un peu la pagaille dans les diocèses.

On le voudrait bien, Seigneur ! Tu vois, tes autres enfants, les "évangéliques" (qui souvent nous tapent dessus) ont un succès fou parce qu'ils Te prêchent, Toi, sans dépendre pour cela d'aucun humain mais seulement du Saint-Esprit!

C'est pas que l'on soit contre la Hiérarchie, Tu le sais bien, Seigneur ! Il en faut ! Mais avec modération (dans tous les sens du terme). Qu'elle veille sur les moeurs de tes curés, c'est bien ! Si elle y veillait plus, elle n'aurait pas tout ce temps, rien que pour empêcher les chrétiens de "sortir"  (comme le dit encore ton fils François) et rentrer, aller et venir en toute liberté pour agir, écrire, parler, consoler, soulager la misère, partager... bref, recevoir et donner !

Si certains membres de ton Eglise n'était pas autant éteignoir, les pouvoirs civils s'y habitueraient.

Mais comme c'est actuellement - en Occident, en tous cas - il faut "faire partie" d'une organisation et "limiter les dégâts" qu'une évangélisation libre causerait au "monde". Alors, on limite aussi évidemment le bien que cela ferait aux âmes qui ne sont pas (ou en tous cas ne devrait pas être) "du monde".
Qu'on crie sur les toits  (ne serait-ce que de l'internet !)  la Bonne Nouvelle du Salut que Tu es venu apporter à tous les hommes, Seigneur, ce ne serait que justice pour tous ! Tu n'es pas venu pour des prunes, tout de même !

Incessante action de grâce à Toi, pour cela ! Ce don inouï, faut-il qu'on le laisse enfoui ?!

Faut-il de multiples permissions pour évangéliser ? Non ? Alors pourquoi faut-il que ce soit tes soi-disant amis, Seigneur, qui sont nos pires geôliers ?

Ces garçons, ces filles qui ne croyaient en rien, et qui maintenant sont baptisés, confirmés, donnés à Toi, Seigneur c'est ça notre crime ?!

C'est dans ton Eglise que Tu es à nouveau trahi ?

Ce sont Tes membres qui mettent obstacle à l'Evangélisation ?!

Pourquoi ne pas "lâcher la bride" sur le cou de tes chevaux blancs, Seigneur, portés par le feu de ton Esprit ?
Pourquoi  vouloir tout canaliser ? Tes fidèles se réduisent, tes vocations manquent, mais tes serviteurs ont peur ?!

Peur d'être persécutés à cause d'une évangélisation libre sans obligation de "stempel" ?!

Alors, qu'au moins ils disent comme les parents de l'aveugle de naissance : "il a l'âge, il s'expliquera lui-même !"

Mais qu'on ne nous demande pas, au nom de l'obéissance, de laisser mourir tes membres, affamés de T'entendre, en même temps que de fermer notre bouche à nous qui ne voulons que T'annoncer : "à temps et à contre-temps" !





dimanche 1 juin 2014

Seigneur Jésus Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur !





Meriam, après avoir accouché entravée, les pieds dans les chaînes
Meriam, après avoir accouché entravée,
les pieds dans les chaînes





Oh, vous,
mes frères et soeurs,
les chrétiens persécutés,
toutes confessions confondues,
gloire au Père,
au Saint-Esprit
et au Christ
agissant en vous !

Car pour Le confesser,
vous affrontez la mort,
vous ne voulez ni pouvoir
ni puissance,
vous êtes guidés par votre foi
pour affronter l'erreur
et faire connaître la Vérité
aux pauvres hommes égarés.

Vous confessez Jésus Christ
jusqu'à la perte de votre liberté,
de votre réputation,
de votre vie !

Oh, glorieux martyrs,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
tièdes, enrichis, repus,
que Jésus vomit de sa bouche !

Car nous faisons exactement le contraire de vous :
nous nous diffamons,
nous nous jalousons,
nous nous divisons,
nous marchons sur les pieds les uns des autres
pour obtenir une vaine gloriole terrestre...

Hélas, c'est à nous que s'applique la parole de Jésus  :
"malheureux êtes vous, hypocrites !
Car vous traversez terre et mer pour trouver UN prosélyte
et quand vous l'avez trouvé vous le rendez digne de la géhenne
mille fois plus que vous".

Saintes et saints martyrs et confesseurs de la Foi,
priez pour nous, faux disciples pourris et endormis
dans l'agréable  - et abominable -  tiédeur de "notre" monde...
Hélas... car "le monde ne peut haïr ce qui est à lui" ...

Tandis que vous,
"si le monde vous hait, c'est parce que vous n'êtes plus du monde
et que le choix du Christ vous a tirés du monde".

Vous, vous "n'aimez ni le monde ni rien de ce qui est dans le monde.
Car celui qui aime le monde, l'Amour de Dieu n'est pas en lui".

Oh, Seigneur,
par les mérites de Tes saints martyrs,
accorde-nous de devenir Tes vrais disciples
que rien n'arrête dans leur marche vers Toi
et dans la confession de Ton Saint Nom !

"Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes,
Je me prononcerai pour lui devant mon Père".

vendredi 30 mai 2014

Attendez : la victime n'est pas coupable !


Arrêtez de prendre tout le temps quelqu'un en otage !
Arrêtez de susciter d'abord pour frustrer ensuite !
Bref, arrêtez vos manips !
De ces états affectifs que vous avez vous-même provoqués, arrêtez de vous en servir pour faire avancer votre schmilblick à vous !

Quand ton ami te largue, attends... le gosse que tu portes n'en est pas coupable, il est victime ! Il ne mérite pas la mort.

Quand ton mari te bat, quand t'es seule avec les mômes, attends ! Ne laisse pas te les prendre, vous n'êtes pas coupables, ni toi, ni eux ! Vous êtes victimes ! Victimes de sa faiblesse, des circonstances peut être... mais vous n'êtes pas coupables, ne vous laissez pas punir ! Vous avez droit à être une  famille, vous avez droit à rester ensemble, vous avez droit à tous les services sociaux pour cela.
Ne vous laissez pas instrumentaliser, même pour une lutte juste ! Votre vie, c'est votre vie ; vos droits, c'est vos droits !

Quand ton fils a un handicap, t'as le droit de le garder. Il n'est pas coupable, il n'a pas à être condamné à mort ! Ni toi au deuil jusqu'à la fin de ta vie et à la culpabilité, à te demander chaque jour ce que tu aurais pu faire de plus pour lui ! Non, il est victime d'un accident, il n'est pas coupable, il n'a pas à être objetisé, infantilisé, instrumentalisé, encore moins condamné à mort quelle que soit cette mort. Il reste ton fils ! Ne te laisse pas et ne le laisse pas instrumentaliser dans un combat socio-politique, pour ou contre l'euthanasie.
Il est victime, il n'est pas coupable, il a droit à sa vie avec toi et tu as droit de le garder près de toi comme n'importe quelle mère. T'as droit aux soins pour lui, à tous les services pour handicapé. Personne n'a le droit de disposer de sa vie à un moment où la peine de mort a été abolie même pour des coupables.
Mais, je te le rappelle : ton fils handicapé, il est une victime. Pas un coupable.

Ton curé est mis en examen pour des comportements répréhensibles ? Il n'est plus dans votre paroisse ?
Attendez ! vous n'êtes pas coupables ! Vous avez droit à la célébration de l'eucharistie comme n'importe laquelle des autres paroisses ! Il n'est pas normal de vous en priver comme si vous étiez collectivement les seuls responsables de ses torts ! On n'a pas à vous "faire sentir" la gravité d'un fait qui ne vient pas uniquement de vous ! Même si tous nous pouvons nous reprocher de ne pas l'avoir protégé contre les tentations.
Globalement, vous êtes tout de même des victimes,  pas des coupables, pas, en tous cas, les seuls coupables.
Il y a des prêtres qui viennent vous voir pour en parler ? Fort bien : qu'il vous proposent, après la parlotte, la célébration eucharistique pour qui veut ! Certes, c'est un don gratuit de Dieu. Mais gratuit pour tous : pour les prêtres comme pour les fidèles !  Un droit sacré pour des fidèles et un service obligatoire pour les 'ministres' qui sont vos serviteurs.

Quelqu'un t'attire et te fait croire monts et merveilles d'amour, de fidélité - puis te reproche d'y croire ? Attends ! Ne te culpabilise pas ! Ce n'est pas toi qui es naïve, c'est lui qui dévoie l'amour !
Tu es victime. Pas coupable !

Au fait : connaissez-vous le père Hans-Urs von Balthasar ? vous savez, ce théologien géant qui finit par arriver presque à nous faire comprendre qu'il est juste de croire à l'Amour. Et même : que c'est croire à l'Amour qui seul est juste, fidèle et vrai.

Oui.

"L'Amour seul est digne de foi" !