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mardi 8 juillet 2014
Et puis...
Mon fils n'oublie pas les larmes de ta Mère...
N'oublie pas les martyrs, ici...
Que fais-tu pour eux ?
Je connais des chrétiens nés entre 40 et 55.
De vrais témoins du Christ.
Martyrs dans leur chair et dans leur âme.
Emprisonnés par l'ostracisme dont ils ont été victimes pendant que ceux qui étaient alors au pouvoir (de démolition) les ont réduits au silence.
Et cela continue.
Alors, il ne faudrait pas maintenant ostraciser ces chrétiens de cet âge et ainsi continuer le rejet des confesseurs de la Foi.
Ils ont des trésors à nous donner, à nous transmettre.
Mais nous risquons d'être la génération d'orgueilleux, dont parle la Bible, qui rejette l’instruction de son père et l'enseignement de sa mère.
Auparavant rejetés à cause de leur fidélité, vont-ils l'être maintenant à cause de leur date de naissance ?
Et si nous nous convertissions ?
Alors nous saurions reconnaître l'Esprit Saint à l'oeuvre.
lundi 7 juillet 2014
Prière pour les chrétiens persécutés
Seigneur,
sur les cinq continents, en haine de la foi,
tant de chrétiens sont menacés, persécutés.
Signes de contradiction, animés du seul désir d’aimer,
ils meurent pour toi qui es l’Amour.
Nous te prions pour eux, accueille-les auprès de toi.
Nous te confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par la haine et la violence.
Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
les mènent sur un chemin de conversion.
Vierge Marie,
toi qui la première éprouvas dans ta chair le glaive,
invoque pour nous l’Esprit de force,
qu’il éloigne de nous la peur, la honte, la lâcheté,
qu’il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner,
en toutes circonstances, que le Christ est Seigneur.
Amen
samedi 5 juillet 2014
Le calvaire de Meriam continue
Et maintenant, en ce premier samedi du mois du Précieux sang, prions pour nos martyrs : pour Asia Bibi, pour les vierges du Nigeria enlevées, pour les chrétiens d'Irak, pour tous nos martyrs.
Prions pour notre Soeur en Christ, notre glorieuse confesseur de la Foi : supplions pour elle afin que Dieu lui donne toute grâce dont elle a besoin.
Et que par son intercession nous devenions nous-mêmes un peu plus courageux et fermes pour le Nom qui seul sauve !
Voici la suite de son calvaire telle que la rapporte l’Observatoire de la christianophobie :
La page Facebook, en anglais, Free Mariam Yahya Ibrahim est animée par Silke Kastner qui est en relation avec l’équipe des avocats de Meriam Yahia Ibrahim. Elle signalait hier, 4 juillet, deux informations d’intérêt.
1. L’audience du tribunal qui devait se tenir à la requête des avocats de Meriam, a été repoussée. Les avocats y contestaient la qualification de “falsifiés” des documents fournis par Meriam
lors de sa tentative d’embarquement à l’aéroport de Khartoum pour
rejoindre le Sud Soudan et demandaient l’annulation de la procédure
2. Un autre procès « imminent » selon cette page Facebook, risque d’être imposé à Meriam. Il s’agit de celui que lui intente son “frère” Al-Samani Al-Hadi. Sur ce personnage, qui aimerait bien tuer de ses propres mains Meriam pour venger son “honneur”, l’on sait désormais qu’il s’agit d’un demi frère de Meriam que le père de l’infortunée chrétienne aurait eu d’un nouveau mariage contracté après son abandon du foyer conjugal alors que Meriam
avait 5 ou 6 ans, qu’elle a toujours affirmé ne pas connaître ce
“frère”, qu’elle n’a jamais vu et qui n’a pas été élevé avec elle !
Selon la loi en vigueur au Soudan, ont expliqué les avocats de Meriam à Silke Kastner,
le père et la mère d’une fille ont tout pouvoir sur elle et décident ce
qu’elle doit faire et avec qui elle doit se marier. Le “frère” prétend
vouloir qu’un tribunal lui accorde ce pourvoir de “propriété” sur Meriam à la place de ses parents ! Pour l’heure, à ce que l’on sait, la requête de Al-Samani Al-Hadi n’a pas encore été déposée auprès d’un tribunal…
Source : Page Facebook Free Mariam Yahya Ibrahim (4 juillet)
jeudi 3 juillet 2014
Qui est le plus grand ?
C'est bien cela, Seigneur !
Rien n'a changé....
l'homme est aussi pécheur que quand Tu marchais sur la terre !
Oui, hélas, c'est bien cela.
Ton Eglise, Elle, est toujours jeune de son espérance.
Mais dans ses membres, elle vieillit.
Sur le vieux continent en tout cas (pour le reste, je ne sais trop), il n'y a presque personne à la Messe ; tes prêtres prennent "du repos" le lundi et ne célèbrent pas la Messe pour les quelques-uns qui iraient...
Peut-on Seigneur, vouloir se reposer de la Messe ?
Le ministre n'est-il pas serviteur de l'Eucharistie ?
Jésus-Eucharistie, qu'il sert parce qu'Il est Dieu... et qu'il sert à son peuple... parce que le peuple a Faim et Soif !
Oui, l'Eglise fait l'Eucharistie... mais l'Eucharistie fait l'Eglise !
Et Ton Eglise, Seigneur, elle est en agonie...
Le sang perle et ruisselle sur son corps, ce sang qui lui vient de l'angoisse mortelle où ses ennemis la jettent. Comme Toi, un certain Jeudi Saint...
Dans le Jardin de Gethsémani...
Juste après t'être donné, totalement, au Cénacle au cours du repas pascal.
D'où l''un d'entre tes disciples est parti. Pour te livrer....
Mais pas avant que Toi, Tu ne te sois livré Toi-même, pour nous....
Livré d'avance : la Passion est dès lors réalisée... sous un mode sacramentel mais réel.
Et pendant ce temps-là, au milieu de Tes adieux bouleversants... tes disciples, Seigneur, tes proches... les grands, les colonnes de l'Eglise... ils parlent entre eux pour savoir qui d'entre eux était le plus grand.
Le plus grand, Seigneur !
Le plus grand... ! après que Tu leur aies tant de fois révélé que ton Coeur est pour les petits...pour les pauvres... pour les sans appui...!
Tes évangélistes le soulignent bien... Ils te laisseront seul dans l'Agonie, eux dormiront.., parce que, pendant l'Institution de l'Action de grâce, de l'Eucharistie, pendant l'anticipation de ta Passion, ils étaient ailleurs.
Toi Tu étais d'En Haut, mais eux, d'en bas.
Toi Tu n'es pas de ce monde, mais eux, à ce moment précis, ils étaient du monde... le monde de ces hommes à qui Tu as pu dire : "comment pourriez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres et de la Gloire qui vient du seul vrai Dieu,vous n'avez nul souci."
Oui, ils sont bien de ce monde, eux dont l'âme est appesantie par la recherche de la première place avec la comparative ! Etant dans la division du multiple des comparaisons, comment pourraient-ils être capables dès lors d'être UN avec l'UNIQUE.
Même si dans ta grande Prière, Tu peux dire l'inverse, après les bouleversants adieux... pendant que Toi, Tu t'es livré, eux se regardent... regardent la gloriole.
La gloriole religieuse... la pire !
Comme aujourd'hui, Seigneur...
Le saint est au tombeau, invisible... et ses "disciples" se déchirent... pour imposer par la ruse ou par la force "qui est le plus grand parmi eux", parmi elles...
Il n'y a que Marie qui se tait, qui se laisse faire, qui ne magouille pas, qui ne s'interroge pas sur sa place...
Qui garde tout dans son Coeur.
Son Coeur Immaculé.
Son Coeur si pauvre...
Son Coeur mendiant d'Amour... seulement d'Amour...
Ton Eglise, Seigneur, est en agonie... agonie de l'âme... et du corps...
Puis cela va être (et c'est déjà dans bien des endroits s'étendant de plus en plus sur tout le Corps Mystique) sa condamnation à mort, sa flagellation, son couronnement d'épine (oui, d'épines ! les épines de la dérision et des moqueries, du cynisme et des ricanements), puis le portement de son instrument de supplice.
Jusqu'à la mise en croix (ceux qui vous tueront croiront rendre un culte à Dieu : ils en arriveront là pour n'avoir connu ni mon Père ni moi...), et de l'apparent abandon de Toi, son Dieu...
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonnée ?!
Pourquoi as-Tu abandonné ton Eglise, celle qui t'a obéi, qui traverse toute la déréliction, toutes les moqueries, toutes les diffamations y compris celle qui la désignent comme LA coupable contre Dieu... faisant porter sur elle tous les péchés des autres... pour la tuer à petit feu, pour la dénigrer... pour que son message ne passe pas... pour la condamner à la mort atroce de la lente usure, celle de l'emprisonnement, celle de l'ostracisation...
Pourquoi...?
Pourquoi, Seigneur, as-tu abandonné apparemment ton Eglise, la fidèle, celle qui ne cherche que Toi, celle qui n'aime que Toi, celle qui est torturée pour Toi ? Celle qui s'est faite obéissante jusqu' à la mort.... à Toi... pour Toi...
Pendant que tout sourit à qui fait ce qu'il veut...
Pourquoi ?
Et, finalement, la mise au tombeau... où tout apparaît fini.
Où seul le silence absolu du dépouillement du coeur veille...
la mendiante...
Marie...
dimanche 29 juin 2014
Le Pape François sur la persécution anti-chrétienne
« Les ordonnancements juridiques, nationaux comme internationaux, doivent reconnaître, garantir et
protéger la liberté religieuse, droit inhérent à la nature humaine, à sa liberté d’être libre.
Ce droit est également un indicateur pour la qualité démocratique et une des caractéristiques de la légitimité de l’Etat. Inclue dans les constitutions et les lois, la liberté religieuse favorise en outre le développement du respect entre les confessions et leur bonne collaboration à la vie de la société, sans qu’il y ait de confusions de rôle ni de tensions…
C’est un motif de souffrance de constater que tant de chrétiens de par le monde subissent plus que
d’autres de multiples discriminations. La persécution anti-chrétienne est supérieure de nos jours à celle
des premiers siècles de l’Eglise. Il y a plus de martyrs chrétiens qu’avant que Constantin concède la
liberté de culte il y a dix sept siècles.
J’espère vivement que ce congrès illustrera avec toute la rigueur scientifique nécessaire les raisons qui obligent les ordonnancements juridiques à respecter et garantir la liberté religieuse ».
Rome 20-21 juin 2014 congrès sur la Liberté religieuse
vendredi 27 juin 2014
Cardinal Philippe Barbarin : "Je supplie"
Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d’Orient.
En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l’angoisse de nos frères.
Mardi soir, j’ai reçu l’appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako, que j’avais eu la joie d’accueillir à Lyon en mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d’évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir.
L’éradication des minorités religieuses n’est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins : c’est leur but affiché.
En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d’Irak n’est pas un grand générateur d’émotions.
Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d’Orient ? Plusieurs raisons l’expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays : les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme : la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l’inacceptable.
Le fait qu’ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n’arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu’une compassion polie, tardive et peu suivie d’effets.
Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n’empêche grand-monde de dormir ;
ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération... de quelques heures, puisqu’elle a de nouveau été arrêtée.
Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s’y opposer simplement, fortement, fermement.
Le réflexe communautaire d’un groupe humain l’invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d’aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l’Evangile.
Mais, de grâce ! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.
En 1794, l’un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s’est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent : ils firent le serment de ne jamais parler de l’horreur qu’ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever.
Aujourd’hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l’afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d’Irak. Entendez-vous le cri qui monte ? C’est celui d’un camp de réfugiés. Qaraqosh n’est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.
Le Patriarche me disait hier qu’une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d’abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n’attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés.
Lorsque Jean-Paul II m’a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice : c’est le rappel du sang des martyrs.
C’est pourquoi j’appelle aujourd’hui les chrétiens d’ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d’Orient.
Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles.
Je veux leur redire les paroles du Patriarche : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »
Je propose d’encourager les associations œuvrant actuellement dans la plaine de Ninive.
Je supplie les chrétiens d’ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’aide d’urgence de venir en aide aux survivants.
J’ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l’un de ceux qui en a le plus besoin.
Je suggère qu’un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l’année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d’Irak.
J’invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.
Que les héritiers de saint Pothin deviennent les frères de ceux de saint Thomas, apôtre de l’Orient.
Comme l’a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang : ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l’on martyrise : ce sont des chrétiens.
Il est d’ailleurs à craindre que les persécutions ne s’arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd’hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent.
Car ce sont des hommes que l’on tue, dans le silence, entre deux ola d’un stade de foot brésilien.
Le Patriarche me l’a dit : « Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l’espoir est fragile. » Et si leur espoir était aussi entre nos mains ?
Le pape François le rappelle : « Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux ! Jésus est avec eux. Nous aussi. » Nous aussi !
Philippe card. Barbarin
Archevêque de Lyon
Source : Le Figaro, édition du jeudi 26 juin 2014.
jeudi 26 juin 2014
Pleure, Eglise, mon Amour !
Pleure, mon Eglise ! Pleure !
Ne pleurniche pas, ce n'est pas digne de toi !
Mais pleure ! comme, et avec, la Mère des Douleurs...
ta Mère !
Afflige-toi et déchire tes vêtements ! Ils ne sont pas ce qui te sied ! Ils ne sont pas à ta taille non plus... et surtout, ils ne sont pas faits pour toi par ton Epoux !
Regarde tes vêtements de parade - pendant que tes membres sont flagellés tout nus, pendus, crucifiés, enterrés vivants (au sens propre et figuré aussi !)... comme ton Chef !
Pleure, mon Eglise, pleure... oui, verse peut-être quelques larmes sur tes fils martyrs ; mais pleure surtout, pleure infiniment plus, sur ceux qui ne le sont pas ! ceux qui se partagent les dépouilles des martyrs... des martyrs sanglants ou non sanglants...
La honte et la nudité n'est pas pour ceux-là mais pour ceux-ci, qui croient être vêtus de leur vêtement de parade, d'apparat... car ils essaient d'avoir des "amis" parmi les puissants d'ici-bas pendant qu'ils trahissent Jésus, leur Seul Ami ! et ils essaient d'avoir des réseaux - alors que l'Eglise est catholique et que son seul réseau doit être le souffle du Saint-Esprit.
Ces amis sont des Baals devant qui ils veulent que tu te prosternes... ne serait-ce que par la complicité de ton silence !
Pleure mon Eglise, ma Passion, pleure, mon Amour, pleure sur tes enfants qui te trahissent !
Par leur fourberie et leurs intrigues, par leur arrivisme et leur jalousie, par leur désir de "réussir" en mentant que c'est pour la gloire de Dieu alors que c'est pour leur propre gloire qu'ils se contentent de tirer les uns des autres, pleure, oh, Mère trahie, dépouillée de tes enfants les plus fidèles qu'on assassine sous l'islam et qu'on emprisonne en Europe.
Pleure parce que ceux qui ont prédit et qui auraient pu empêcher le massacre, depuis des décennies pourrissent dans les prisons de la mise au ban par tes faux-enfants qui n'obéissent pas au doux Pasteur de la terre, au doux Vicaire du Christ !...
Pleure, pleure ! parce que tu as de saints Papes aujourd'hui comme hier, mais tes enfants ne les écoutent pas aujourd'hui, comme ils ne les ont pas écoutés hier : ils ont ostracisé, mis au ban, réduit au silence, marginalisé les plus fidèles, les plus ferventes, les plus évangélisatrices de tes âmes...
Pleure, pleure ! parce que autre les puissants, autre les inspirés...
Pleure, parce qu'ils tuent tes prophètes... certes oui, en leur ôtant la vie sous l'islam, mais plus encore en leur ôtant la parole en Occident...
Pleure, oh Mère, pleure tes enfants, tes toutes petites âmes, qui auraient pu réveiller, à mains nues, de leur somnolence criminelle tes diocèses repus, pleure celles qui, par leur petitesse, leur douceur, leurs yeux innocents, avaient de quoi réveiller tes traîtres soûlés de leurs âpretés au gain, repus des viandes immolées à leurs idoles, leur Baal, leurs pactes avec le monde... celles-là, l'armée des humbles âmes, ils les ont enfouies dans le sable, exilées, emprisonnées, étouffées... jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Et elles ? elles ont obéi... pour ton plus grand malheur...
Si elles avaient reçu un peu de ce pouvoir accaparé par les "sages et les savants", elles auraient pu transmettre ce que le Père leur a révélé, à elles, ces âmes de tout petits...
Elles auraient pu, elles, par l'arc-en-ciel de leurs innocents sourires à travers leurs larmes, faire entendre la voix du Bon Pasteur et de son doux Vicaire sur la terre...
Elles auraient fait, elles, les pauvresses de ton coeur, le véritable dialogue oecuménique et interreligieux : celui des tout petits enfants, adorateurs de la Miséricorde et de la Bonté de Dieu...
Elles auraient fait cesser la guerre par la bonté d'une Mère...
Mais non ! tes faux fils les ont exilées, les ont emprisonnées, les ont diffamées, calomniées, pour les réduire au silence... Et, pour ton plus grand malheur, ils y ont réussi...
Alors, maintenant, pleure, oh Mère, pleure... mais, peut-être aussi, implore pour eux la grâce de réparer... s'il n'est pas déjà trop tard, ce qui est loin d'être certain...
Pourtant, essaie, oh Mère... essaie d'obtenir pour ces tortionnaires, même à la onzième heure, la grâce de réparer...
Oui, la grâce de vivre enfin ce que ton pape François enseigne : cesser les calomnies, les diffamations, les divisons...
Et couronner dans ton royaume d'amour
les pauvres petites âmes meurtries...
les martyrs sanglants...
et non sanglants...
tes enfants !
dimanche 1 juin 2014
Seigneur Jésus Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur !
![]() |
| Meriam, après avoir accouché entravée, les pieds dans les chaînes |
Oh, vous,
mes frères et soeurs,
les chrétiens persécutés,
toutes confessions confondues,
gloire au Père,
au Saint-Esprit
et au Christ
agissant en vous !
Car pour Le confesser,
vous affrontez la mort,
vous ne voulez ni pouvoir
ni puissance,
vous êtes guidés par votre foi
pour affronter l'erreur
et faire connaître la Vérité
aux pauvres hommes égarés.
Vous confessez Jésus Christ
jusqu'à la perte de votre liberté,
de votre réputation,
de votre vie !
Oh, glorieux martyrs,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
tièdes, enrichis, repus,
que Jésus vomit de sa bouche !
Car nous faisons exactement le contraire de vous :
nous nous diffamons,
nous nous jalousons,
nous nous divisons,
nous marchons sur les pieds les uns des autres
pour obtenir une vaine gloriole terrestre...
Hélas, c'est à nous que s'applique la parole de Jésus :
"malheureux êtes vous, hypocrites !
Car vous traversez terre et mer pour trouver UN prosélyte
et quand vous l'avez trouvé vous le rendez digne de la géhenne
mille fois plus que vous".
Saintes et saints martyrs et confesseurs de la Foi,
priez pour nous, faux disciples pourris et endormis
dans l'agréable - et abominable - tiédeur de "notre" monde...
Hélas... car "le monde ne peut haïr ce qui est à lui" ...
Tandis que vous,
"si le monde vous hait, c'est parce que vous n'êtes plus du monde
et que le choix du Christ vous a tirés du monde".
Vous, vous "n'aimez ni le monde ni rien de ce qui est dans le monde.
Car celui qui aime le monde, l'Amour de Dieu n'est pas en lui".
Oh, Seigneur,
par les mérites de Tes saints martyrs,
accorde-nous de devenir Tes vrais disciples
que rien n'arrête dans leur marche vers Toi
et dans la confession de Ton Saint Nom !
"Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes,
Je me prononcerai pour lui devant mon Père".
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