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lundi 7 juillet 2014
Prière pour les chrétiens persécutés
Seigneur,
sur les cinq continents, en haine de la foi,
tant de chrétiens sont menacés, persécutés.
Signes de contradiction, animés du seul désir d’aimer,
ils meurent pour toi qui es l’Amour.
Nous te prions pour eux, accueille-les auprès de toi.
Nous te confions aussi leurs persécuteurs,
aveuglés par la haine et la violence.
Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes
les mènent sur un chemin de conversion.
Vierge Marie,
toi qui la première éprouvas dans ta chair le glaive,
invoque pour nous l’Esprit de force,
qu’il éloigne de nous la peur, la honte, la lâcheté,
qu’il renouvelle notre foi
et nous donne le désir de témoigner,
en toutes circonstances, que le Christ est Seigneur.
Amen
vendredi 27 juin 2014
Cardinal Philippe Barbarin : "Je supplie"
Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d’Orient.
En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l’angoisse de nos frères.
Mardi soir, j’ai reçu l’appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako, que j’avais eu la joie d’accueillir à Lyon en mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d’évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir.
L’éradication des minorités religieuses n’est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins : c’est leur but affiché.
En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d’Irak n’est pas un grand générateur d’émotions.
Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d’Orient ? Plusieurs raisons l’expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays : les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme : la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l’inacceptable.
Le fait qu’ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n’arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu’une compassion polie, tardive et peu suivie d’effets.
Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n’empêche grand-monde de dormir ;
ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération... de quelques heures, puisqu’elle a de nouveau été arrêtée.
Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s’y opposer simplement, fortement, fermement.
Le réflexe communautaire d’un groupe humain l’invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d’aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l’Evangile.
Mais, de grâce ! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.
En 1794, l’un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s’est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent : ils firent le serment de ne jamais parler de l’horreur qu’ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever.
Aujourd’hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l’afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d’Irak. Entendez-vous le cri qui monte ? C’est celui d’un camp de réfugiés. Qaraqosh n’est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.
Le Patriarche me disait hier qu’une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d’abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n’attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés.
Lorsque Jean-Paul II m’a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice : c’est le rappel du sang des martyrs.
C’est pourquoi j’appelle aujourd’hui les chrétiens d’ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d’Orient.
Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles.
Je veux leur redire les paroles du Patriarche : « Ce qui nous manque le plus, c’est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés ! »
Je propose d’encourager les associations œuvrant actuellement dans la plaine de Ninive.
Je supplie les chrétiens d’ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, de l’aide d’urgence de venir en aide aux survivants.
J’ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l’un de ceux qui en a le plus besoin.
Je suggère qu’un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l’année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d’Irak.
J’invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.
Que les héritiers de saint Pothin deviennent les frères de ceux de saint Thomas, apôtre de l’Orient.
Comme l’a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang : ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l’on martyrise : ce sont des chrétiens.
Il est d’ailleurs à craindre que les persécutions ne s’arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd’hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent.
Car ce sont des hommes que l’on tue, dans le silence, entre deux ola d’un stade de foot brésilien.
Le Patriarche me l’a dit : « Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l’espoir est fragile. » Et si leur espoir était aussi entre nos mains ?
Le pape François le rappelle : « Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux ! Jésus est avec eux. Nous aussi. » Nous aussi !
Philippe card. Barbarin
Archevêque de Lyon
Source : Le Figaro, édition du jeudi 26 juin 2014.
dimanche 1 juin 2014
Seigneur Jésus Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur !
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| Meriam, après avoir accouché entravée, les pieds dans les chaînes |
Oh, vous,
mes frères et soeurs,
les chrétiens persécutés,
toutes confessions confondues,
gloire au Père,
au Saint-Esprit
et au Christ
agissant en vous !
Car pour Le confesser,
vous affrontez la mort,
vous ne voulez ni pouvoir
ni puissance,
vous êtes guidés par votre foi
pour affronter l'erreur
et faire connaître la Vérité
aux pauvres hommes égarés.
Vous confessez Jésus Christ
jusqu'à la perte de votre liberté,
de votre réputation,
de votre vie !
Oh, glorieux martyrs,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
tièdes, enrichis, repus,
que Jésus vomit de sa bouche !
Car nous faisons exactement le contraire de vous :
nous nous diffamons,
nous nous jalousons,
nous nous divisons,
nous marchons sur les pieds les uns des autres
pour obtenir une vaine gloriole terrestre...
Hélas, c'est à nous que s'applique la parole de Jésus :
"malheureux êtes vous, hypocrites !
Car vous traversez terre et mer pour trouver UN prosélyte
et quand vous l'avez trouvé vous le rendez digne de la géhenne
mille fois plus que vous".
Saintes et saints martyrs et confesseurs de la Foi,
priez pour nous, faux disciples pourris et endormis
dans l'agréable - et abominable - tiédeur de "notre" monde...
Hélas... car "le monde ne peut haïr ce qui est à lui" ...
Tandis que vous,
"si le monde vous hait, c'est parce que vous n'êtes plus du monde
et que le choix du Christ vous a tirés du monde".
Vous, vous "n'aimez ni le monde ni rien de ce qui est dans le monde.
Car celui qui aime le monde, l'Amour de Dieu n'est pas en lui".
Oh, Seigneur,
par les mérites de Tes saints martyrs,
accorde-nous de devenir Tes vrais disciples
que rien n'arrête dans leur marche vers Toi
et dans la confession de Ton Saint Nom !
"Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes,
Je me prononcerai pour lui devant mon Père".
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